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  • 20 décembre 2019

    20 décembre 2019

    Fascinantes agapanthes dans des jardins extraordinaires...


    Ce qui fascine aussi dans les jardins oniriques de l'Alcazar à Séville ou à Cordoue, c'est l'abondance des agapanthes.


    Certes ces plantes vivaces aux allures altières se plaisent au soleil, mais en voir autant est spectaculaire.


    Originaires d'Afrique du Sud, ces plantes ont des fleurs bleues, violettes ou blanches.


    Charles Louis l'Héritier de Brutelle, [1746-1800], botaniste, directeur du jardin des Plantes de Paris, à l'époque, 1789, leur attribua le nom Agapanthus


    Connues aussi sous le nom du Lys du Nil, elles appartiennent à la famille des liliacées comme le Lys, le narcisse, la tulipe etc..


    Cette plante tient son nom du grec Agapè qui signifie Amour et Anthos qui désigne la fleur : c'est donc la fleur de l'Amour.


    Chez les grecs anciens, il y a plusieurs sortes d'Amour dont le plus connu est Eros, qui tire son nom du dieu de l'Amour et du désir ; c'est un amour ressenti relié à la perception qu'on a de l'autre, comme disait Serge Gainsbourg dans sa célèbre chanson la javanaise : -j'avais envie de voir en vous cet amour-, c'est un amour jugé dangereux puisqu'il faisait perdre la raison.
    Et il y a agapè , l'amour affection jugé altruiste puisqu'il s'agit d'aimer l'autre sans rien attendre en retour ; c'est l'Amour inconditionnel et cette magnifique plante à l'élégance altière en tire son nom.


    Ce n'est pas étonnant que l' Agapanthe, outre les nymphéas, furent une des fleurs de prédilection de Claude Monet pour son jardin d'eau et sa peinture.


    Il y a des rencontres fertiles qui valent bien des aurores






    13ème année de blog : des couleurs éclatantes.....

    Bonnes fêtes à tous et à l'année prochaine !






    Publié par Ranjiva

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    7 septembre 2019

    7 septembre 2019

    Entre mer et montagne, Amalfi et son panorama [Italie]


    Entre mer et montagnes, avec ses maisons accrochées les unes sur les autres, Amalfi, petite ville italienne sur la côte sud-ouest, est de toute beauté ; une beauté insolente de couleurs.


    Tout comme Positano qui se trouve à 19 km, c'est aussi une ville de légendes aux charmes d'antan.


    Les mythes sur la fondation d'Amalfi sont nombreux. A commencer par une fondation divine. Héraclès, héros et demi-dieu de la mythologie gréco-romaine, tombe amoureux de la nymphe Amalfi. A la mort de sa bien-aimée, il lui érige une sépulture dans le plus bel endroit du monde et y bâtit une ville portant son nom -Amalfi-.


    Mais la légende la plus répandue sur la fondation de la ville reste néanmoins celle des aventuriers romains échouant près des côtes de la Dalmatie au IV ème siècle, qui voulaient voyager jusqu'à Constantinople. Ils y fondèrent un village côtier du nom du fleuve avoisinant -Melfi-


    1ère république maritime rivalisant avec Venise et Pise, Amalfi fut très prospère du 9 ème siècle au 11 ème siècle. Sa déchéance commença vers le 12 ème siècle par des pillages successifs ; et lors d'une tempête en 1343 une grande partie de la ville fut engloutie et détruite.

    La cathédrale Saint-André d'Amalfi

    Petit aparté : Des marchands amalfitains établis à Jérusalem furent à l'origine de la fondation de l'ordre de Malte [Ordre de Saint Jean de Jérusalem] [en 1048]. Ces marchands eurent l'autorisation du calife d’Égypte de construire à Jérusalem une église, un couvent, ainsi qu'un hôpital afin de pouvoir prêter assistance aux pèlerins


    Ce balcon sublime sur la méditerranée possède aussi un trésor local : le citron. Les citronniers semblent vraiment s'y plaire ; leurs fruits s'y épanouissent à merveille...


    Cette petite ville a donné son nom à la côte [La côte amalfitaine] qui s'étend sur 50 km et qui est classée au patrimoine de l'Unesco depuis 1997.


    Cette Côte est à couper le souffle... A 5 Km d'Amalfi se trouve Ravello, magnifique village perché au-dessus de la mer qui nous offre une vue époustouflante.


    Eclair et rose, en nous, dans leur fugacité,
    pour nous accomplir, s'ajoutent...
    [René Char] Les compagnons du jardin







    Publié par Ranjiva

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    15 mai 2019

    15 mai 2019

    Sur la côte Amalfitaine une ville de légendes : Positano [Italie]


    Une ville suspendue entre ciel et mer, sur des parois rocheuses qui plongent au fond d'une gorge et s'ouvrent sur le port ; selon la légende, Positano doit son origine à la beauté d'une nymphe.


    Positano, dressée sur les collines au-dessus la Méditerrané est une ville époustouflante avec ses maisons aux merveilleuses couleurs qui lui confèrent un charme inimitable.


    Selon la légende, pour séduire la nymphe Pasithéa, Poséidon [Neptune chez les Romains] fonda Positano ; comme il le fit pour la ville de Paxos, par amour pour une autre nymphe marine, Amphitrite.


    Positano est aussi rattachée à d'autres légendes, selon lesquelles, au large de la cité, les célèbres sirènes de l'Odyssée auraient vécu sur trois petites îles formant un archipel appelé li Galli [îlot de Galli].


    Ces sirènes attiraient les navigateurs par leur chant ; ces derniers s'approchaient alors du rivage et leurs bateaux se brisaient sur les rochers.
    Ulysse était toutefois curieux d'entendre leur chant sacré. Pour ne pas succomber à leurs voix si envoûtantes, il s'était attaché solidement au mât de son bateau. Humiliée par Ulysse, la reine des sirènes habituée à faire chavirer les cœurs et les bateaux se laissa mourir.


    Une autre légende raconte aussi que les dieux de l'Olympe empruntaient régulièrement un petit sentier surplombant la mer, reliant Positano à Amalfi, afin de venir écouter le chant des sirènes. 
    Ce sentier de montagne existe toujours et est classé au patrimoine de l'Unesco ; on peut y jouir d'un panorama exceptionnel.


    Une station balnéaire dotée de telles légendes ne peut être qu'un des joyaux de la côte amalfitaine. Autrefois paisible village de pêcheurs, la ville est devenue l'une des stations les plus visitées de la côte italienne.


    Véritable ville sertie dans un écrin de mer et des montagnes, on est comme dans une carte postale. Il vaut mieux la visiter hors saison pour éviter la foule.


    Ville dressée comme sur une scène de théâtre en plein air, aux architectures colorées époustouflantes, que l'on peut admirer depuis la plage.


    Ville appréciée par beaucoup d'écrivains tels que Lord Byron, Henrik Ibsen, Bertolt Brecht etc. John Steinbeck[1902-1968] écrivain américain disait que Positano est un endroit de rêve... [c'est un lieu de rêve qui ne semble pas vrai quand vous y êtes, et vous ressentez une grande nostalgie au moment de le quitter].


    C'est un endroit d'une beauté presque irréelle et empreinte de magie, qui vous marque longtemps et vous donne envie d'y revenir.


    Chavire dans toutes les mers
    Renais sur toutes les plages
    Gravis cette dune
    qui n'engendre que silence
    Puis à nouveau
    Rejoins ces villes
    où l'événement t'attend.
    [Alterner] René Chedid










    Publié par Ranjiva

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    *Photos prises au mois d'Avril 2019


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    22 décembre 2018

    22 décembre 2018

    Il était une fois des lacs...[Mantasoa] [Madagascar]


    A l'Est de la capitale de Madagascar, à 68km sur la route de Tamatave, se trouvent Mantasoa et son paisible lac.


    Bordé de pins et d'eucalyptus qui lui donnent un charme indéniable, ce lac artificiel fut créé en 1936.


    Ce lieu de quiétude attire le week-end les habitants de la capitale pour une détente familiale.


    A Madagascar, on trouve ici et là des petites rivières, des petits lacs et certains sont sacrés...


    Comme dans toutes civilisations, étant au cœur de la vie l'eau porte en elle des valeurs communes de croyances. Beaucoup de mythes et légendes y trouvent leurs sources. Madagascar a aussi ses contes et récits mythologiques qui tournent autour de l'eau.


    Autrefois, tout près d'un étang, vivaient trois sœurs... Un jour, elles trouvèrent trois œufs de passereau. Chacune s'occupait à sa manière de son œuf : l'aînée fit cuire le sien, la cadette le fit couver par une poule, tandis que la dernière -Fara- plongea le sien dans l'étang... On se moquait d'elle mais à la surprise générale, l’œuf devint une grosse poule. Fara fut toute joyeuse et revint souvent au bord de l'eau. La poule s'était transformée en bœuf [un animal sacré]. 
    Intrigués par les va-et-vient de leur fille, ses parents la suivirent et aperçurent l'animal. Le lendemain, ils revinrent avec l'aînée et la cadette. Avec la complicité de cette dernière, qui imita la voix de Fara pour que le bœuf se montre, ils purent s'emparer de l'animal.. Le lendemain, Fara appela en vain son animal préféré... Attristée par sa disparition, elle demanda au sable de l'avaler et ce fut fait. 
    Ainsi naquit la première ondine... ancêtre de Ranoro la plus célèbre des filles de l'eau.


    Comme les naïades de la mythologie grecque, qui peuplent les lacs, les ruisseaux et les fontaines, les ondines sont des créatures vivant dans les eaux douces, tandis que les néréides comme Thétis sont des déesses marines.


    L'essentiel est toujours menacé par l'insignifiant








    Publié par Ranjiva



    *Photos prises en octobre 2018



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    3 mars 2017

    3 mars 2017

    En attendant le printemps... Des Héliconias éclatants [Fleurs tropicales]...


    En attendant le printemps, juste quelques photos des ces Héliconias si éclatants, chers aux colibris...


    En effet ces jolis petits oiseaux se nourrissent du nectar de ces magnifiques plantes tropicales aussi reconnaissables que la fleur de porcelaine avec sa fleur aplatie entourée de ses feuilles d'un beau vert foncé ressemblant à celles des bananiers et des oiseaux de paradis.


    Leur nom Héliconia leur vient du mont Hélicon de la Grèce centrale, qui est selon la mythologie grecque le lieu de conseil des muses, aussi célèbre que le Mont Parnasse -surplombant la cité des Delphes- et si cher aux poètes tel que Baudelaire. Les muses avaient un temple sur le mont Hélicon et aussi sur le mont Parnasse. Le mont Hélicon se trouve en Boétie à 147 km d'Athènes et à 250 km des Météores...


    Le Mont Hélicon -la divine montagne- dont parlait Hésiode est le lieu où résidaient les neuf Muses. Ces filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne [Déesse de la mémoire, fille d'Ouranos et de Gaïa] ont inspiré bien des artistes. Déesses des arts, elles avaient chacune leur spécificité : Clio -l'histoire-, Euterpe -la Musique-, Thalie -la Comédie- Melpomène - la tragédie- Terpsichore -la danse et les chœurs- Erato -Le chant-, Polymnie -La poésie sacrée- Uranie -L'astronomie- Calliope -l'éloquence et la poésie épique-. Calliope était ainsi la déesse la plus éminente, de surcroît la mère d'Orphée et des sirènes... D'après les mythes, Homère pour ces récits épiques et Hésiode pour sa théogonie furent inspirés tous deux par les Muses...


    Ces divinités qui présidaient donc aux sciences, aux lettres, et aux arts étaient associées à Apollon qui est aussi Dieu des Arts, du chant, de la poésie et de la Musique. A Thespies, une cité près du mont Hélicon, on célébrait en leur honneur des fêtes appelés Musées...


    Ces fleurs tropicales ont aussi comme nom le balisier aux Caraïbes. On utilise leurs feuilles comme les feuilles de Lotus en guise de papillote pour cuire les aliments...


    Parfois il est distrait, ses Muses sont absentes ;
    Puis, tout à coup, il dit des choses ravissantes !
    [Roxane]
    Edmond Rostand [Cyrano de Bergerac]










    Publié par Ranjiva


    *Photos prises en Martinique
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