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  • 15 mai 2019

    15 mai 2019

    Sur la côte Amalfitaine une ville de légendes : Positano [Italie]


    Une ville suspendue entre ciel et mer, sur des parois rocheuses qui plongent au fond d'une gorge et s'ouvrent sur le port ; selon la légende, Positano doit son origine à la beauté d'une nymphe.


    Positano, dressée sur les collines au-dessus la Méditerrané est une ville époustouflante avec ses maisons aux merveilleuses couleurs qui lui confèrent un charme inimitable.


    Selon la légende, pour séduire la nymphe Pasithéa, Poséidon [Neptune chez les Romains] fonda Positano ; comme il le fit pour la ville de Paxos, par amour pour une autre nymphe marine, Amphitrite.


    Positano est aussi rattachée à d'autres légendes, selon lesquelles, au large de la cité, les célèbres sirènes de l'Odyssée auraient vécu sur trois petites îles formant un archipel appelé li Galli [îlot de Galli].


    Ces sirènes attiraient les navigateurs par leur chant ; ces derniers s'approchaient alors du rivage et leurs bateaux se brisaient sur les rochers.
    Ulysse était toutefois curieux d'entendre leur chant sacré. Pour ne pas succomber à leurs voix si envoûtantes, il s'était attaché solidement au mât de son bateau. Humiliée par Ulysse, la reine des sirènes habituée à faire chavirer les cœurs et les bateaux se laissa mourir.


    Une autre légende raconte aussi que les dieux de l'Olympe empruntaient régulièrement un petit sentier surplombant la mer, reliant Positano à Amalfi, afin de venir écouter le chant des sirènes. 
    Ce sentier de montagne existe toujours et est classé au patrimoine de l'Unesco ; on peut y jouir d'un panorama exceptionnel.


    Une station balnéaire dotée de telles légendes ne peut être qu'un des joyaux de la côte amalfitaine. Autrefois paisible village de pêcheurs, la ville est devenue l'une des stations les plus visitées de la côte italienne.


    Véritable ville sertie dans un écrin de mer et des montagnes, on est comme dans une carte postale. Il vaut mieux la visiter hors saison pour éviter la foule.


    Ville dressée comme sur une scène de théâtre en plein air, aux architectures colorées époustouflantes, que l'on peut admirer depuis la plage.


    Ville appréciée par beaucoup d'écrivains tels que Lord Byron, Henrik Ibsen, Bertolt Brecht etc. John Steinbeck[1902-1968] écrivain américain disait que Positano est un endroit de rêve... [c'est un lieu de rêve qui ne semble pas vrai quand vous y êtes, et vous ressentez une grande nostalgie au moment de le quitter].


    C'est un endroit d'une beauté presque irréelle et empreinte de magie, qui vous marque longtemps et vous donne envie d'y revenir.


    Chavire dans toutes les mers
    Renais sur toutes les plages
    Gravis cette dune
    qui n'engendre que silence
    Puis à nouveau
    Rejoins ces villes
    où l'événement t'attend.
    [Alterner] René Chedid










    Publié par Ranjiva

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    *Photos prises au mois d'Avril 2019


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    6 avril 2019

    6 avril 2019

    Balade printanière au Parc de Bagatelle [Paris]


    Quand le printemps est au rendez-vous, il faut aller à sa rencontre.


    Et quand la floraison printanière est à son zénith, 
    il ne faut pas rater ce moment qui ne dure que quelques jours.


    Et quand le printemps hisse très haut ses couleurs, 
     quelques extraits de poèmes reviennent en mémoire...


    Ô mélodie de la sève
    qui dans les instruments
    de tous ces arbres s'élève -,
    accompagne le chant
    de notre voix trop brève.


    Si vous vous accrochez à la Nature
    A ce qu'il y a de plus simple en elle, de petit,
    à quoi presque personne ne prend garde
    qui, tout à coup, devient l'infiniment grand,
    L'incommensurable.
    Rainer Maria Rilke


    Sous les rayons d’or éclatants
    Les anciens lierres se flétrissent.
    Te voilà, rire du Printemps !
    Les thyrses de lilas fleurissent.


    Te revoilà doux printemps..
    Esquissant tes jolis apparats
    Te revoilà joli printemps...







    Publié par Ranjiva

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    *Photos prises au Parc de Bagatelle [Paris] le 20 mars 2019

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    4 avril 2019

    4 avril 2019

    Balade dans une forêt primaire à la recherche des Indri... [Lémuriens]


    A 140 km à l'Est de la capitale de Madagascar, se trouve un endroit où on se sent on osmose avec la Nature. La faune et la flore y abondent.


    Cet endroit unique en son genre se trouve dans le parc national d'Andasibe Mantadia.


    Le parc est composé à 80% de forêt primaire. Le fait que la quasi totalité de sa surface n'ait jamais subi de modifications humaines fit qu'il n'est pas rare de tomber sur des espèces endémiques


    Cette forêt humide et pluvieuse de type tropical est le paradis des lémuriens.
    Pour les apercevoir, les admirer, les voir évoluer dans leur milieu naturel, il faut beaucoup marcher et surtout avoir de la chance.


    Surnommés -Babakoto- par les malgaches -Hommes de la forêt- les indris, de couleur noir et blanc, reconnaissables par leur petite queue très différente de celle des maki-catta, sont les plus grands lémuriens endémiques de Madagascar. Ils peuvent vivre jusqu'à 40 ans.


    Ces lémuriens ne peuvent vivre que dans une forêt primaire à cause de la diversification de leur régime alimentaire ; en effet, ils ont besoin au moins d'une trentaine de feuilles différentes. Leurs impressionnants cris qui peuvent s'entendre dans un rayon de 2 km les différencient aussi des autres lémuriens.


    Et au hasard de la randonnée, on peut rencontrer des sifaka à diadème [Propithèque diadème], l'un des plus beau lémurien avec le sifaka danseur évidemment.


    De branche en branche, ils s'amuse, il saute avec son petit sur le dos. Avec sa collerette blanche, son pelage d'un brun soutenu, mâtiné de gris et d'orange, il est magnifique.


    Rien n'est plus beau que de voir ces lémuriens évoluer dans leur habitat naturel. Et les lieux qui le permettent sont rares ; ce sont des réserves privées comme celle de Nampoina à Fort-Dauphin
    Sans ces réserves les lémuriens seraient menacés de disparition, en raison de la déforestation.


    Recueillir le grain des heures
    Étreindre l’étincelle
    Ravir un paysage





    Publié par Ranjiva

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    *Photos prises en octobre 2018




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    6 mars 2019

    6 mars 2019

    Couleur et délicatesse des orchidées...


    Les orchidées fascinent, intriguent. Leurs formes et leurs couleurs captivent.

    photos prises à Madagascar [octobre 2018]
    Certes, il n'y a rien de mieux que de les voir dans leur milieu naturel ....


    Mais si l'occasion de les voir dans une splendide serre tropicale du jardin des plantes se présente, il ne faut pas bouder son plaisir.


    Une exposition immanquable pour les amoureux des orchidées, qui se déroule chaque année depuis 7 ans.


    Imaginez plus de 1000 pieds d'orchidées en fleur; on se croirait dans une forêt tropicale, la plupart étant des épiphytes.



    Les orchidées épiphytes ont des fleurs plus spectaculaires et richement colorées que les orchidées terrestres.


    Les orchidées épiphytes, principalement originaires des régions tropicales poussent naturellement dans les creux des branches des arbres. Ce ne sont pas des parasites mais ce sont tout simplement des fleurs qui se sont affranchies du sol pour leur survie.
    Leurs racines très spéciales leur servent à la fois à s'accrocher aux branches et à collecter l'humidité ambiante ainsi que les éléments nutritifs nécessaires à leur survie


    Peu de fleurs sont aussi colorées et sophistiquées que les orchidées


    Dans la nature, les fleurs de Cattleya peuvent atteindre 15 cm.


    Voir, admirer toutes ces orchidées mises en scène avec d'autres plantes humides, est un pur régal, une parenthèse enchantée.


    Tout en nous ne devrait être qu'une fête joyeuse,
    quand quelque chose que nous n'avons pas prévu,
    que nous n'éclairons pas,
    qui va parler à notre cœur, par ses seuls moyens,
    s'accomplit...
    René Char [Poème en archipel]








    Publié par Ranjiva

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    15 février 2019

    15 février 2019

    Petite balade à l'Isle-Sur-la-Sorgue avec René Char


    Quand on visite une petite ville de Provence telle que l'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, on ne peut qu'être séduit.


    Outre les balades le long de la Sorgue [y voir les belles demeures bordant les canaux, les quelques roues à aubes témoins du prestige de l'industrie d’antan], on ne peut s'empêcher d'imaginer René Char arpentant cette ville dans son enfance.


    J'avais dix ans
    La Sorgue m'enchâssait
    Le soleil chantait des heures
    Sur le sage cadran des eaux
    René Char [Déclarer son nom]


    Certes tout change, les roues à aubes ne sont plus là que pour la décoration, la maison natale du poète n'existe plus, mais la Sorgue est toujours présente.


    Rivière trop tôt partie, d'une traite, sans compagnon
    Donne aux enfants de mon pays, le visage de ta passion
    Rivière où l'éclair finit et où commence ma maison
    Qui roule aux marches d'oubli la rocaille de ma raison
    René Char [La Sorgue]


    La Sorgue, qui traverse plusieurs villes du Vaucluse [département de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur], est une rivière qui a permis dans le passé de nombreuses activités industrielles.


    On y dénombrait autrefois environ 70 roues à aubes ; leur grande majorité était à l'intérieur des bâtiments pour éviter qu'elles se recouvrent de mousses, comme maintenant. A Isle-sur-la-Sorgue elles servaient surtout pour les filatures de soie.

    Regarde en attendant tourner les dernières roues sur la Sorgue
    Mesure la longueur abondante de leur mousse,
    calcule la résistance délabrée de leur planche
    Confie-toi à voix basse aux eaux sauvages que nous aimons tant...
    René Char [En 1942]


    La rivière sillonne Isle-sur-la-Sorgue de ses multiples canaux, ce qui lui vaut le surnom de Venise de Comtat. A l'origine, c'était une bourgade de pêcheurs au milieu de la rivière.


    Les algues qui tapissent le fond du canal lui donnent une impression d'eau verte


    Rivière de farfelus, des fiévreux, des équarrisseurs
    Du soleil lâchant sa charrue pour s'acoquiner au menteur
    Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer
    Où les étoiles ont cette ombre qu'elle refusent à la mer
    René Char [La Sorgue]


    René Char est né à l'Isle-sur-la-Sorgue en 1907 et il y est enterré. A 21 ans, il publie ses premiers romans, et à 22 ans il rejoint le mouvement surréaliste créé par André Breton, mouvement qu'il quittera cinq ans plus tard. Pour René Char, un poète est nu, libre de toute attache, seul devant la Poésie qui doit naître libre et un peu folle, tendre et rebelle aux mains qui la mettent au monde.

    Ils sont privilégiés ceux que le Soleil
    Et le vent suffisent à rendre fous
    René Char














    Publié par Ranjiva

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