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  • 13 novembre 2020

    13 novembre 2020

    Cheminer d'arbre en arbre 

    Destination : arbre, est un poème d'Andrée Chedid ; certes c'est une belle destination que d'aller admirer ces magnifiques arbres, qui déclinent leurs couleurs automnales. 
    A l'instar de l'érable japonais, certains arbres ont leurs feuilles d'un rouge éclatant avant la chute des feuilles, ces couleurs flamboyantes sont dues aux anthocyanines, leurs pigments protecteurs contre les parasites et l'environnement.
    Parcourir l'Arbre 
     Se lier aux jardins 
     Se mêler aux forêts 
     Plonger au fond des terres 
     Andrée Chedid [destination : arbre].
    L'embrasement automnal fascine toujours, les arbres se parant de leurs plus belles couleurs ; ils se préparent à la rude saison qui va arriver ; leurs feuilles, avant de tomber, passent par toutes les couleurs.
    Puis dans un éclat de feuilles 
     Embrasser l'espace 
     Résister aux orages 
     Déchiffrer les soleils 
     Affronter jour et nuit 
     Andrée Chedid [destination arbre]
    Bientôt pour les arbres, le temps est venu d'une pause méritée, mais en attendant cet arrêt indispensable à leur survie, ils exhibent leurs plus belles couleurs.





      Personne ne s'étonne que les arbres se dénudent sous nos           latitudes, en automne, et se reverdissent au printemps
     Pourtant  la chute et la repousse annuelles sont un petit miracle, car le processus implique que les arbres aient la notion du temps. Comment savent-ils que l'hiver arrive ou que la hausse des températures n'est pas un bref aléa climatique 
    mais l'annonce du printemps ? 
    [Extrait du livre -la vie secrète des arbres - de Peter Wohlleben]
    Cheminer d'arbre en arbre 
    Explorant l'éphémère 
    Aller d'arbre en arbre 
    Dépistant la durée. 
     Andrée Chedid [destination arbre]






    Publié par Ranjiva

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    10 septembre 2020

    10 septembre 2020

    Harmonie des jardins japonais

    Il existe des lieux incontournables où on revient toujours ; le jardin Albert Khan en fait partie pour son magnifique jardin japonais.


    Comme le jardin de Monet, là où -tout n'est que calme et volupté-, de ce bucolique jardin japonais émane une belle sérénité.


    A première vue tout semble harmonieux, mais comme dans tout jardin japonais l'asymétrie règne
    Dans les croyances traditionnelles japonaises, c'est dans le chaos que réside l'harmonie.


    L'eau, symbole de la vie, de la douceur, de l'harmonie y est omniprésente 


    Tout comme le pont, de couleur rouge de préférence, couleur qui symbolise le passage entre le domaine des hommes et le domaine des dieux.


    Ces ponts qui relient le monde terrestre et le paradis sont souvent arrondis en demi-lune et toujours en harmonie avec le reste du jardin. 


    On s'attarde souvent sur ces ponts pour avoir une vue plus étendue de ce lieu de sérénité.


     L'effet visuel harmonieux de ce jardin japonais séduit et invite au voyage.

    Toute activité en harmonie avec la vie, selon le Présent et l'Avenir, en est l'épanouissement.


    *Photos prises en août 2020








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    13 juillet 2020

    13 juillet 2020

    Un îlot de verdure proche de Paris [île Saint-Germain]


    Une île de verdure en plein centre ville, où il fait bon de flâner... Et ce qui attire rapidement le regard, c'est une tour monumentale bigarrée.


    Cette tour, la tour aux figures de Jean Dubuffet, est haute de 24 mètres . Par son graphisme noir sur fond blanc avec du bleu et du rouge, elle peut faire penser à un totem.


    Première commande publique de l'Etat au peintre et sculpteur Jean Dubuffet [1901-1985], elle fut inaugurée en 1988 et a été récemment restaurée. Elle ne faisait pas l'unanimité au départ, plusieurs villes choisies pour l'accueillir ayant décliné l'offre ; c'est la ville d'Issy-les-Moulineaux qui proposa sa candidature sur l'île Saint-Germain.


    Cet œuvre caractérise le monde imaginaire de l'artiste, sa fascination pour l'art des non initiés, l'art brut. Jean Dubuffet voulait aller plus loin que les surréalistes : il crée un genre nouveau, un art pictural libéré de toutes les normes et conventions esthétiques et culturelles de l'époque : l'art brut.

    L'homme sorti du cèdre [2001]. [Sculpture de Coskun], 
    sculptée dans un cèdre déraciné des jardins du musée Albert Kahn
    lors de la tempête du 26 décembre 1999
    C'est toujours fascinant de se balader au hasard comme sur le parvis de la défense et de se retrouver nez-à-nez devant des sculptures monumentales disséminées par-ci par là. L'art est toujours là où on ne l'attend pas dirait Jean Dubuffet.


    Ce parc se trouve à Issy-les-Moulineaux, dans le département des Hauts-de-Seine. L'île doit son nom au monastère de Saint-Germain-des-prés qui possédait ces terres depuis le Moyen-âge. A l'époque c'était un pâturage. Après la révolution, Napoléon rattacha l'île à la commune d'Issy-les-Moulineaux.


    Cet îlot de verdure est remarquable par sa flore exceptionnelle, ses vastes pelouses, ses espaces boisés, et même une superbe centre équestre. A chaque recoin de la balade, il ne cesse de surprendre par sa diversité.


    C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la vraie vie





    Pause estivale... A bientôt !









    Publié par Ranjiva

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    25 juin 2020

    25 juin 2020

    Marcher, c'est se fondre dans la Nature [Chemins de Compostelle]


    Beaucoup d'écrivains, de philosophes ont pratiqué la marche. Marcher pour méditer, marcher pour réfléchir... Nietzsche disait même que seules les pensées qu'on a en marchant valent quelque chose.


    Déjà dans l'antiquité les philosophes tels que Platon, Aristote, enseignaient et philosophaient en marchant... La marche est liée à l’histoire de la pensée.


    De nos jours, la marche est devenue un loisir, une recherche de bien-être, le retour vers l'essentiel ; elle est aussi perçue comme un antidote au stress de la vie moderne : la marche qui libère l'esprit.


    Marcher c'est se fondre dans la Nature, se mêler aux conversations des oiseaux. Marcher permet de maintenir le corps en action et l'esprit en alerte ; Montaigne disait même que son esprit ne va si les jambes ne l'agitent.


    Le long du chemin de Saint Jacques de Compostelle, croyants ou non, amateurs d'histoire ou de patrimoine, sportifs, individus en quête de soi, se rencontrent.


    Tout au long du chemin, un terrain de découvertes inépuisables ... Chacun a sa raison d'entamer une longue marche, une randonnée, à chacun son histoire, à chacun sa passion, à chacun sa motivation, à chacun son chemin, à chacun son défi...



    Le chemin de Compostelle est une épreuve volontaire ; il y en a des marcheurs qui le font d'une seule traite [1600 km], d'autres en plusieurs années. Le Chemin est à tous mais chacun y découvre ce qu'il est venu chercher.
    Les marcheurs de Compostelle ne demandent pas où vas-tu ? qui es-tu ? mais d'où es-tu parti ? Une façon bien à eux de savoir s'ils ont affaire à un grand marcheur ou pas...


    Ce qui importe dans la marche, même si on va parcourir plusieurs kilomètres, ce n'est pas le point d'arrivée, ce qui est important se joue à chaque instant : les paysages époustouflants qui nous offrent ses couleurs, le plaisir de humer la nature, sentir ce qui nous entoure, l'intériorité, les rencontres, bref exister tout simplement en ce laps de temps... On s'offre une déconnexion, une parenthèse enchantée en faisant abstraction des douleurs liées à l'effort de la marche.


    La marche est une réelle impression de redonner le temps au temps, d'être enraciné, on revient vers l'essentiel.


    Sylvain Tesson, écrivain contemporain mais aussi grand marcheur, dans son livre -sur les chemins noirs- dit qu'il est nécessaire de se laisser à nouveau traverser par le temps, de ne pas le fuir, de ressentir le flux des heures qui s'étirent, de faire l'expérience de l'infini de l'instant.


    Les pensées en marchant sont faites à moitié de ciel
    Virginia Woolf







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    30 avril 2020

    30 avril 2020

    Couleurs crépusculaires [Invitation au voyage]


    En ces jours de confinement, juste quelques photos de couleurs crépusculaires, là où tout n'est que calme et sérénité... Et Baudelaire nous accompagne pour une invitation au voyage...

    Mon enfant, ma sœur,
    Songe à la douceur
    D'aller là-bas vivre ensemble !
    Aimer à loisir,
    Aimer et mourir
    Au pays qui te ressemble !


    Les soleils mouillés
    De ces ciels brouillés
    Pour mon esprit ont les charmes
    Si mystérieux
    De tes traîtres yeux,
    Brillant à travers leurs larmes.


    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.


    Des meubles luisants,
    Polis par les ans,
    Décoreraient notre chambre ;
    Les plus rares fleurs
    Mêlant leurs odeurs


    Aux vagues senteurs de l’ambre,
    Les riches plafonds,
    Les miroirs profonds,
    La splendeur orientale,
    Tout y parlerait
    À l’âme en secret
    Sa douce langue natale.
    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.


    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l’humeur est vagabonde ;
    C’est pour assouvir
    Ton moindre désir


    Qu’ils viennent du bout du monde.
    – Les soleils couchants
    Revêtent les champs,
    Les canaux, la ville entière,
    D'hyacinthe et d’or ;
    Le monde s’endort
    Dans une chaude lumière.


    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.
    L’Invitation au Voyage [Charles Baudelaire]








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    *Photos prises à Madagascar en octobre 2018

    Madagascar octobre 2018 : Balade dans une forêt primaire....


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    27 mars 2020

    27 mars 2020

    Saluons l'éclatant printemps


    Avant que le mois de mars se termine, saluons cet éclatant printemps...


    En ce temps d'épreuves quotidiens, se souvenir de la beauté, presque insolente du printemps..




    S'accrocher à ce souvenir de printemps,  dans les moindres détails 
     et se souvenir de la citation  de René Char  
    Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. 
    C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant de s'envoler


    Saluons le rire du printemps en attendant...


    Mille espoirs fabuleux nourrissent
    Nos cœurs gonflés et palpitants.
    Te voilà, rire du Printemps !
    Théodore de Banville [Le printemps]




    Printemps 2019


    Publié par Ranjiva

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