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  • 9 mai 2018

    9 mai 2018

    Balade printanière en Île de France... [Hauts de Seine]...


    Il arrive que lors d'une balade pas trop loin de chez soi, 
    on tombe sur un endroit inattendu, serein et calme, hors des sentiers battus.


    Une allée qui bifurque et semble mener nulle part, faisant penser au poème de Rilke...

    Chemins qui ne mènent nulle part
    entre deux prés,
    que l’on dirait avec art
    de leur but, détournés


    chemins qui souvent n’ont
    devant eux rien d’autre en face
    que le pur espace
    et la saison.
    Rainer Maria Rilke


    Juste le pur espace et la saison printanière qui permet d'admirer 
    les couleurs chatoyantes de la Nature...


    Une explosion de couleurs qui vous ravivent l'âme...


    Et le spectacle continue : la floraison parfumée de tulipier qui nous rappelle 
    que le printemps s’installe et que l'été n'est pas loin...


    Un endroit qui incite au retour comme le jardin de Monet à Giverny...


    Tout devient calme, clarté...
    Mais à l'horizon s'étage
    éclairé et doré
    un beau relief de nuages...
    Rainer Maria Rilke [Après une journée de vent]











    Publié par Ranjiva

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    26 avril 2018

    26 avril 2018

    Au cœur du parc de la Vallée-aux-loups , l'ermitage de Chateaubriand...


    Il existe des lieux qui incitent à la rêverie, des lieux retirés choisis par des poètes et écrivains pour mieux s'évader, telle la demeure du philosophe Montaigne en pleine campagne du Périgord pourpre...


    L'Ermitage de Chateaubriand qui se trouve dans la Vallée-aux-loups [Châtenay-Malabry dans les Hauts-de Seine] en fait partie.


    Un écrin de verdure, un lieu de sérénité où l'on peut déambuler parmi les arbres choisis et plantés par Chateaubriand lui-même.


    François-René de Chateaubriand [1768-1848] écrivain romantique et homme politique séjourna pendant 10 ans dans ce lieu paisible.


    En 1807, voulant profiter de sa retraite, il acheta ce joli pavillon entouré de verdure qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Paris.


    L'écrivain adorait cet endroit ; il en fait mention dans les Mémoires d'Outre-tombe, son chef-d’œuvre autobiographique : [la Vallée-aux-loup de toutes les choses qui me sont échappées est la seule que je regrette].


    Sans forcement connaître les œuvres de l'écrivain, on peut l'apprécier en tant que botaniste averti. Voyageur impénitent, les arbres qu'il a plantés sont des évocations vivantes des lieux qu'il a parcourus à travers le monde : cèdre de Liban, marronnier d'Inde etc.. Le parc est aussi agrémenté d'arbres lui rappelant sa Bretagne natale.


    Je les connais tous par leurs noms comme mes enfants, 
    c'est ma famille je n'en ai pas d'autres. Chateaubriand [Mémoires d'outre-tombe]


    J'étais dans des enchantements sans fin ; sans être Madame de Sévigné, 
    j'allais muni d'une paire de sabots planter mes arbres dans la boue,
     passer et repasser dans les mêmes allées" [Mémoires d'outre- tombe]


    Le domaine est ouvert au public depuis 1987, il bénéficie du label "jardin remarquable". C'est un havre de paix, un lieu enchanteur.

    Camélias dans le jardin de l'Ermitage de Chateaubriand
    J'ai plongé dans leurs eaux troublées, m'éloignant à regret du vieux rivage où je suis né,
     nageant avec espérance vers une rive inconnue...Chateaubriand








    Publié par Ranjiva

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    20 mars 2018

    20 mars 2018

    Pour saluer le printemps... des Iris de toutes les couleurs...


    Pour saluer le printemps dont le rire n'est pas tout à fait présent...


    Comme ce fut le cas cette année-là...


    Des iris "de toutes les couleurs" évoquant l'arc-en-ciel...


    Le printemps rayonnant qui fait rire le jour
    En montrant son beau front, vermeil comme l'aurore
    Naît, tressaille, fleurit, chante...
    Théodore de Banville


    Qui s'orne toute l'année
    des plus belles fleurs
    il est une coupe ornée
    De mille couleurs
    Théodore de Banville
    [Il est dans l'île lointaine]


    Sur l'aile de Zéphyr
    Nager dans un ciel pur
    Balancé sur le sein des fleurs à peine éclose
    S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur...
    Alphonse de Lamartine
    [Le papillon]









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    13 mars 2018

    13 mars 2018

    Passion des fleurs : Joséphine de Beauharnais, de la [Martinique] à [Rueil-Malmaison]


    Fleur de légende, la rose a toujours suscité un réel engouement... Elle fascine depuis des millénaires...


    Comment une simple fleur bardée d'épines a-t-elle pu devenir mythique, au point de devenir une véritable obsession pour certains poètes et philosophes ? De Ronsard à Rilke, qui en fit son épitaphe, de Verlaine à Saint-Exupéry, les poètes, les écrivains ont célébré au fil des siècles cette beauté délicate.

    Musée national du château Malmaison  [Rueil-Malmaison]
    Joséphine de Beauharnais (1763-1814] succomba elle aussi à cette passion, qui lui vint peut-être de son deuxième prénom Rose [Marie-Josèphe Rose].
    Petit aparté c'est Napoléon Bonaparte [1769 -1821] qui la baptisa Joséphine.



    Passionnée par toutes sortes de fleurs tropicales, qui lui rappelaient sûrement la Martinique, elle avait une prédilection pour les roses...

    Le château de Malmaison [Ruel-Malmaison -Hauts de Seine]
    En 1799, trois ans après son mariage avec Bonaparte, Joséphine acquit le domaine de Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine. Sa passion pour les fleurs tropicales, mais aussi toutes sortes de fleurs, fit du domaine un endroit qui devint enchanteur.


    Quelques années plus tard, elle débuta sa collection des roses. En 10 ans elle rassembla une incroyable collection de près de 600 variétés.

    Aux trois-îlets [La Martinique]

    Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie [Joséphine Beauharnais] épouse de Napoléon [1796-1809] [impératrice en 1804 ] née aux Trois-îlets en Martinique passa son enfance jusqu'à ses 16 ans dans le domaine de la Pagerie où ses parents possédaient une riche plantation sucrière et des terres agricoles.

    La maison natale de Joséphine [Aux trois-îlets - La Martinique]

    Située au sud-ouest de l'île, cette commune doit son nom aux trois petites îles qui lui font face... Dans l'ancien domaine de la Pagerie, entouré de magnifiques jardins, on peut visiter le musée de la Pagerie reconstruit sur l'ancienne habitation familiale.

    Le domaine de la Pagerie [Martinique]
    Ayant grandi, de son enfance à son adolescence dans les parfums des fleurs tropicales, ce ne fut pas étonnant que Joséphine ait voulu retrouver ces senteurs d'antan dans ses collection des roses...




    Ces mille questions qui se ramifient
    N'amènent au fond qu'ivresse et folie
    Reconnais ce tour si gai, si facile
    Ce n'est qu'onde, flore
    Et c'est ta famille...
    Arthur Rimbaud [Age d'or]











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    10 février 2018

    10 février 2018

    Delacroix et sa lutte avec l'Ange... de la côte Normande à Paris


    La mer a toujours exercé un grand pouvoir de fascination sur les peintres. Parmi eux, Eugène Delacroix, peintre français romantique [1798-1863] succomba aussi à la beauté océane...

    Les falaises d'Etretat 
    Surtout attiré par la côté normande, comme les peintres impressionnistes, Delacroix qualifie ces moments de contemplation  : -de séjour de paix et d'oubli du monde entier-...


    Tout comme Eugène Boudin, Claude Monet, Camille Pissaro, Gustave Courbet et tant d'autres, Eugène Delacroix a aussi immortalisé cette côte...

    La mer vue des hauteurs de Dieppe
    Cherchant toujours, la façon la plus libre d'envisager la peinture,  Delacroix fait prendre à la couleur plus d'importance que le dessin. Le poète Baudelaire qualifie cette singularité de très romantique...

    Photos prises le 15 décembre 2017
    A Paris, à l'intérieur de l'Eglise Saint-Sulpice, on est ainsi surpris autant par la présence inattendue d'une fresque de Delacroix sur un mur, que par les couleurs chatoyantes qu'elle fait jaillir.

    La lutte de Jacob avec l’ange [1861]
    Dès 1854 à 1861, Eugène Delacroix peignit cette fresque énigmatique, intitulée -la lutte avec l'ange-, à l'Eglise Saint-Sulpice... Il choisit lui-même ce thème biblique pour décorer le mur de la chapelle des Saints-anges...

    Photo prise à l'Eglise Saint-Sulpice [15 décembre 2017]
    Les conditions dans lesquelles le peintre exécuta cette fresque était un véritable défi pour lui. Malade depuis 10 ans, son état s'aggrava durant le projet... Pendant 5 ans, il luttera pour finir la fresque dans des conditions d'épuisement total. Tout comme son modèle il s'en sortira vainqueur mais estropié à tout jamais...

    Fresque restaurée en novembre 2016
    Ce qui fascine dans ce tableau, c'est avant tout, le contraste entre l'homme acharné et la douceur de l'ange... L'homme se bat comme un taureau et celui qui est en face semble être juste là pour le retenir...
    Tout semble prêcher en défaveur de Jacob, mais il engage le combat... il fait face... il gagne et selon le récit biblique : Jacob ne serait jamais plus le même, claudiquant à jamais... il sera marqué par son combat...




    Dès 1822 et jusqu'à la fin de sa vie, Eugène Delacroix consignait quotidiennement tout ce qu'il faisait, ses projets de tableaux, ses pensées... dans un journal. Tout comme Montaigne qui se définit lui-même -la matière de son livre, il mentionna que ce journal est tenu et existe que pour lui seul... Mais à la différence de Montaigne qui présente ses idées avec linéarité, le journal du peintre est conçu dans le désordre et le chaos qui n'est pas sans refléter ses œuvres picturales  Et à la différence de l'écrivain qui n'était pas avare d'anecdotes même les plus intimes, les confidences du peintre sont plutôt rares dans ce journal...




    La mer est là, magnifique, imposante et superbe, avec ses bruits obstinés.
    Rumeur impérieuse et terrible, elle tient des propos étranges.
    Les voix d'un Infini sont devant vous.
    Eugène Delacroix












    Publié par Ranjiva

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