15 septembre 2014

15 septembre 2014

Des tournesols et un peintre [Van Gogh]


Sublime tournesol qui illumine l'horizon et qui ne laisse pas indifférent. Faisant partie du décor du Sud, on peut ne plus y faire attention tant on s'est habitué (blasé ?) à son magnifique "rayonnement".


Un champs de tournesols enchante toujours, surtout quand il est à perte de vue... "Et le tournesol qui n'a besoin ni de boussole, ni d'arc-en-ciel pour se tourner vers le soleil", comme chantait si gaiement "Nana Mouskouri", séduit par la vivacité de sa couleur jaune.


Les peintres ne sont pas restés insensibles à ces grandes fleurs si utiles et particulières. Claude Monet avec son bouquet de tournesols (1880), Henri Matisse et son vase de tournesol (1898) et d'autres mirent à l'honneur ce "soleil des jardins" mais c'est Vincent Gogh (1853-1890), grand amateur de la couleur jaune qui détint la palme d'or. Ses tournesols sont restés mondialement célèbres.


Arrivé dans le Sud de la France en février 1888 à Arles, vaste commune qu'il qualifie "de pays des tons bleus et de couleurs gaies", Van Gogh fut inspiré par cette fleur solaire qui allait si bien à ce sentiment de renouveau.


                                       Tournesols dans un vase (1888)                                             Tournesols dans un vase (1889)
                               
Il entreprit alors ses séries de natures mortes aux tournesols. Van Gogh, peintre perfectionniste, avait l'habitude de réaliser plusieurs versions de certaines de ses peintures. Les tournesols dans un vase furent peints en 1888 et 1889. Les séries des tournesols dans un vase ne diffèrent que légèrement par le fond de la toile d'un jaune plus ou moins soutenu et le nombre de tournesols (12 ou 15)

Amandier en fleurs [Février 1890]
Quand on pense à Van Gogh, on pense immédiatement à un peintre aux couleurs vives et au mythe du génie impulsif, on en oublie presque que l'artiste débuta comme dessinateur (en 1866, il suit de cours de dessin à Tilbourg  au Pays-bas), et que le rendu correct de sa peinture est l'une de ses obsessions. L'amandier en fleurs le démontre. Ce tableau peint 4 mois avant son décès (juillet 1890), chef-d’œuvre teinté de délicatesse et d'inspiration japonaise est un hommage vibrant à la Nature tels que ses séries de tournesols, plus notoires.



Cette fleur, si simple et si joyeuse à la couleur éclatante ne peut que ravir.


La fleur est courte mais la joie qu'elle a donnée une minute,
n'est pas de ces choses qui ont commencement ou fin.
Paul Claudel






Publié par Ranjiva

Quelques traces

*Photos prises dans le Sud de la France [Midi-Pyrénées]