15 novembre 2013

15 novembre 2013

Un peintre et son jardin - [Monet et Giverny]


Le jardin de Monet à Giverny en Haute-Normandie enchante autant en automne qu'au printemps.


Les fleurs d’automne telles que les dahlias, les asters, les capucines et les marguerites d’automne envahissent ce magnifique jardin. Ces fleurs qui fleurissent dès l'été jusqu’en automne, se marient harmonieusement avec les couleurs "ocres" des feuillages des arbres. Joli spectacle d’automne !


Agé de 43 ans le peintre français Claude Monet (1840-1926), chef de file des impressionnistes, se mit en quête d’un endroit où s’installer d’une façon permanente. Son choix s’arrêta alors dans un petit village de l’Eure, pas trop loin de Paris à 70km environ. Il déclara notamment "Je suis dans le ravissement, Giverny est un pays splendide pour moi". Il y aura passé la moitié de sa vie à créer et à parfaire son jardin.

       Le pont sur le bassin aux nymphéas                Nymphéas paysage d'eau             Le bassin aux nymphéas -reflets d'eau

Bien que fidèle à la mer auprès de laquelle il a grandi, Monet s’est consacré entièrement à la fin de sa vie à peindre "ses nymphéas". Pendant vingt ans, sans relâche, il s'est efforcé à "peindre" son étang de nymphéas, afin d'y capter l’agitation de l’eau et ses reflets (les reflets prenant d'ailleurs, au fur et à mesure de la série, plus d'importance que les nymphéas eux-mêmes). Monet revendiquait de peindre "ce qu’il voit"


A Gustave Geffroy romancier français et critique d’art (1855-1926), le peintre parla de son obsession pour ces paysages d’eau "Ces paysages d’eau et ces reflets sont devenus une obsession, c’est au-delà de mes forces de vieillard et je veux cependant arriver à rendre ce que je ressens."


Peintre voyageur aux "aguets marins", l’attirance de Monet pour l’eau est quasi-magnétique. A Londres il peignit à plusieurs reprises la Tamise, tandis qu'aux Pays-Bas, ce fut Zaadam et la rivière Zaan. Et Venise vit ses canaux "miroiter" de mille feux sous son pinceau, (la Méditerranée et la côté Normande ne furent pas non plus oubliées).


Peintre voyageur, il s’éloigna souvent de Giverny mais c’est dans l’approfondissement d’un même motif que le peintre a trouvé la mâtière d’un dépaysement qu’il a longtemps cherché en voyage loin de chez lui.


Tandis que vous cherchez philosophiquement le monde en soi, j’exerce simplement mon effort sur un maximum d’apparence en étroites corrélations avec des réalités inconnues... Claude Monet








Publié par Ranjiva

Quelques traces

*Photos prises à Giverny en octobre 2013