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  • 12 octobre 2016

    12 octobre 2016

    Sur les pas de Bob Dylan... New-York is New-York... [Interlude musical]


    En janvier 1961, Bob Dylan débarque à New-York. Il a juste 20 ans. Une casquette façon "marinier" et des bottes élimées pour affronter l'hiver new-yorkais....


    Ce qui lui fera dire que :  New-York, capitale du monde était froide, emmitouflée, mystérieuse [Extrait de Chroniques - Bob Dylan]


    Bob Dylan, qui n'avait pas encore ce nom d'emprunt en 1961 a décidé de venir à New-York, poussé par le désir de rencontrer son idole Woody Guthrie, chanteur et guitariste folk américain [1912-1967].


    "Woody Guthrie m'a ouvert les portes d'un monde nouveau" dira-t-il. "J'étais excessif dans tout ce que je faisais et très logiquement après avoir appris deux cents de ses chansons, j'ai voulu le voir en personne".


    C'est à Greenwich village que Dylan a élu domicile. Le quartier regorgeait de clubs, de bars et de cafés tous dédiés au folk.... Sa définition du folk est assez inattendue : ce sont des chansons qu'on tient toujours de quelqu'un
    La journée au café Wha ? C'était tout et n'importe quoi. Un patchwork délirant racontait Dylan dans Chroniques.  Tout le monde cherchait à percer... 




    Par-delà ses lectures si variées, Dylan aimait arpenter les rues de New-York, il avait une idée nette de l'endroit où trouver les gens, les choses etc..








    Je suis passé sur la 7 ème avenue devant l'immeuble où Walt Whitman avait vécu et travaillé. M'arrêtant un instant je l'ai imaginé graver la musique de son âme.  [Extrait de Chroniques - Bob Dylan]











    Bob Dylan en perpétuel réinvention de soi, en perpétuel recherche de soi... capable de retenir tout ce qu'il lit, tout ce qu'on lui dit est une véritable éponge qui sait restituer tout à bon escient... pour nous faire rêver ...


    Au Museum Of Modern Art  [Peter Max 1967]
    Vu une étoile filante ce soir...
    Glisser au loin...
    Demain sera
    un autre jour...
    Peut-être il est trop tard
    pour te dire les choses
    Vu une étoile filante ce soir
    Glisser au loin...
    Etoile filante [Bob Dylan]



    Seen a shoooting star tonight
    And I thought of me
    If I was still the same
    If I ever became what you wanted me to be
    Did I miss the mark or overstep the line
    That only you could see ?
    Seen a shooting star tonight
    And I Thought of me
    Shooting Star [Bob Dylan]











    Publié par Ranjiva

    *Photos prises à New-York [mai 2016]

    Suite Interlude musical : Bob Dylan
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    11 mai 2016

    11 mai 2016

    Sur les pas de quelques écrivains, une fascinante ville - [New-York ] [Etats-Unis]


    New-York est une des villes qui d'emblée fascine ...       


    Et tout en la trouvant fascinante, on ne peut qu'adhérer à la vision de Sartre, philosophe français [1905-1980]. Selon l'écrivain, il faut savoir la regarder et aller au-delà de la démesure de cette ville : "Quand on sait regarder les deux rangées d'immeubles qui, comme des falaises, bordent une grande artère, on est récompensé : leur mission s'achève là-bas, au bout de l'avenue, en de simples lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles".  Sartre [Villes d'Amérique -1945].


    New-York est une ville qui suscite le superlatif : trop démesurée, trop haute, trop bruyante etc... "Un désert de fer et de béton" dirait Camus, qui trouve en prime que "sans son ciel, New-York n'est plus rien"... Mais c'est ce trop qui fait paradoxalement son charme.     


    Dans son livre, l'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera, évoque la beauté de New-York "En Europe la beauté a été toujours préméditée" disait Franz l'un des héros du roman,  avant d'ajouter "La beauté de New York a une tout autre origine. C'est une beauté involontaire, un peu comme une grotte des stalactites. Des formes, hideuses en elles-mêmes, se retrouvent par hasard sans aucun plan dans d'improbables voisinages où elles brillent tout à coup d'une poésie magique".


    Ils marchaient des heures entières dans New-York : le spectacle changeait à chaque pas comme s'ils avaient suivi un sentier sinueux dans un fascinant paysage de montagnes. [Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être p.130]


    Tel est New York... Le spectacle est dans la rue, dans les devantures des boutiques, dans la façon dont s'habillent les gens : une ville libre... Des affiches de films, des enseignes publicitaires, des néons lumineux etc.. Et au détour d'une rue,  on voit des choses sans "rapport" se côtoyer... Rien n'est monochrome...


    Certes, quand on est habitué à une urbanisation plus horizontale, cette verticalité peut agresser mais pourrait aussi éblouir. De plus, New York n'est pas que Manhattan où la plupart des gratte-ciels y sont situés : il y a cinq arrondissements à New-York et quatre sont des îles : Manhattan, Staten Island, Brooklyn et Queens, situés sur l'île de Long Island.


    Dans le Sud ouest de Manhattan se trouve Greenwich Village où se côtoient  des maisons en briques, des rues calmes et pittoresques, puis soudain on tombe sur le café mythique Wha où Bob Dylan a débuté. Quartier mythique où Dylan a vécu pendant plusieurs années... Et des magnifiques chansons tel "Blowing the wind" etc.. ont été écrites dans ce quartier pittoresque et c'est aussi  et surtout ça New-York...


    How many seas must the white dove sail
    Before she sleeps in the sand ?
    The answer, my friend, is blowin' in the wind
    The answer is blowin' in the wind
    Bob Dylan [Blowing in the wind]






    Publié par Ranjiva

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    10 février 2016

    10 février 2016

    De temps à autre - Interlude musical - [Bob Dylan] [Most of the time]


    Juste pour le plaisir d'écouter Bob Dylan et apprécier les "mots" qui s'imprègnent si fort dans sa musique : des mots pour se souvenir quelquefois...


    Cette émouvante chanson, qui nous emmène ailleurs, est l'un des titres phares de l'album Oh Mercy sorti en 1989.


    Je peux suivre la voie, je peux lire les signes
    Ne pas dériver quand la route se dévide
    Je peux traiter les obstacles
    La plupart du temps [Bob Dylan]

    La plupart du temps
    Elle n'est même pas dans ma tête
    Je ne la reconnaîtrais pas si je la voyais
    Tellement elle est loin derrière
    Je ne peux même pas être sûr
    Qu'elle ait été avec moi
    Ou moi avec elle
    La plupart du temps
    Je suis à moitié satisfait
    La plupart du temps
    Je sais exactement comment ça a tourné
    Je ne me raconte pas d'histoires, je ne vais pas me cacher.
    Je ne cache pas les sentiments enterrés en moi
    Je ne transige pas, je ne fais pas semblant
    Je me fiche même de la revoir un jour
    La plupart du temps...

    Quelque part à Madagascar  
    Il est possible de tout apprendre de moi dans mes chansons, si l'on sait où me chercher
    Bob Dylan [1990]

    Canal des Pangalanes [Madagascar]
    Mes chansons ne s'adressent qu'à moi. Peut-être est-ce égoïste de le dire, mais c'est ainsi. 
    Je n'ai de responsabilités qu'envers moi-même. [Bob Dylan]







    Publié par Ranjiva

    Quelques traces




    *Bob Dylan Lyrics [Traduit de l'anglais (Etats-unis) par Robert Louit et Didier Pemerle

    Suite : Interlude musical

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    13 février 2015

    13 février 2015

    Balade en mer [ La Méditerranée] et interlude musical


    Juste voguer... Et se souvenir...


    Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
    Berçant notre infini sur le fini des mers.
    Baudelaire (L'appel du large)


    Now the beach is deserted except for some kelp
    And a piece of an old ship that lies on the shore
    You always reponded when I needed your help
    You gimme a map and a key to your door
    Sara, oh Sara !
    Glamorous nymph with an arrow and bow
    Bob Dylan






    Publié par Ranjiva

    Quelques traces



    Suite : Interlude musical
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    26 mars 2009

    26 mars 2009

    Séries de rêves de Bob Dylan



    Bob Dylan de son vrai nom Robert Allen Zimmerman est né le 24 mai 1941 à Minesota (un état au Nord des Etats-Unis). Il a pris le nom de Dylan en hommage au poète lyrique et provocateur gallois Thomas Dylan (1914 -1953) mais comme Bob Dylan aime brouiller les pistes, il n’a jamais démenti ou admis cet emprunt.
    A Dylan à qui on a demandé "Etes-vous poète ou chanteur ?", il a répondu " je fais juste danser les gens " mais quelques fois ses réponses varient : " la réponse est dans mes chansons" ou "Pour me comprendre il faut aimer les puzzles ".
    En effet Bob Dylan qui a découvert très tôt
    Arthur Rimbaud aime brouiller les pistes et lors d'une de ses interviews il a déclaré "quand j’ai lu pour la première fois je est un autre, les cloches se mirent à tinter à toute volée".
    Bob Dylan a parcouru en autodidacte un bout de chemin vers sa seule vérité qui vaille le coup : celle d’aller vers soi-même, la quête de l’identité, la recherche d’un moi profond.
    Ses lectures sur ces poètes libres notamment Arthur Rimbaud lui a ouvert des brèches vers cette quête, il aime aussi Baudelaire, John Keats, Whitman, Byron, il aime les poètes voyageurs.

    C’est entre 1964 et 1966 que Dylan a écrit beaucoup de poèmes souvent surréalistes recueillis au sein du recueil " Tarantula " publié aux Etats-unis en 1971 qui est nommé bien plus tard en 1997 pour le prix Nobel de littérature. Cet ouvrage est aussi disponible en français.
    Bob Dylan a également reçu un diplôme d’honneur de la célèbre Université Princeton aux Etats-unis.
    Ses textes de poèmes sont régulièrement étudiés.
    Et en avril 2008, il a reçu le prix spécial « Pulitzer » réservé habituellement aux écrivains et journalistes pour "son profond impact sur la musique populaire et la culture américaine à travers des compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire".
    Et
    une de ses chansons est classé 1ère des chansons de tous temps par le magazine « Rolling Stone ».
    Bob Dylan pouvait rester sur ses lauriers mais il refuse l’idolâtrie et depuis 1988, il poursuit le Never Ending Tour (tournée sans fin) qui l'amène à tourner dans le monde entier, c’est ce qui le rapproche encore d’Arthur Rimbaud, l’homme aux semelles de vent : " Je rêvais croisades, voyages de découvertes dont on n’a pas de relations républiques sans histoires, guerres de religions étoufféés, révolutions de mœurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements (Arthur Rimbaud : une saison en enfer 1873).

    Sur scène lors de cette tournée sans fin, Bob Dylan chante très rarement ses anciennes chansons, et chante les récentes d’une façon improvisée comme il ressent la chanson.
    Beaucoup de spectateurs sont déroutés mais Bob Dylan pense que les chansons sont des entités vivantes, les enregistrements originaux sont comme des prototypes, il ne peut pas reproduire à l’identique le prototype et déclare "Si on veut entendre exactement la même chose, les gens n’ont qu’à acheter mes disques" et il ajoute 'Je ne tourne pas pour promouvoir un disque, je tourne pour jouer'.
    On peut prendre ces réponses pour une arrogance mais Bob Dylan veut rester lui-même, il ne cherche pas à se faire aimer, il veut être libre, il adopte une attitude rimbaldienne. Il ne se considère pas en tournée et tant qu’il s’amuse, il continue.
    Tout comme Arthur Rimbaud, il est toujours en partance.
    Bob Dylan montre qu’on peut se renouveler en restant définitivement soi-même. Dylan a encore cela de poétique : il a toujours su rester Dylan. Dans toute sa longue carrière, Bob Dylan a changé de physionomie, de voix, il était multiple mais derrière ses différents masques, on retrouve un poète, amoureux des mots. (la poésie était sa vocation première).
    Ses textes de l’engagé à l’intime jouent avec les mots et sont riches de fortes images. Et quand on lui demande "Comment écrivez-vous "? "Considérez-vous comme poète ?"Bob Dylan fait toujours référence à des poètes dans ses réponses "Pour écrire il vaut mieux être soi-même en mouvement, en voiture, en train, en avion, un peu comme Baudelaire refusant d’avoir une table chez lui" et d’ajouter "Je suis Bob Dylan quand j’ai besoin d’être Bob Dylan et le reste du temps je suis moi-même". Et il ne se définit pas lui-même poète mais comme un artiste trapéziste.





    Beaucoup de livres et films ont été consacrés à Bob Dylan mais un seul a été approuvé par lui c’est « I’m not there », c’est joué par 6 acteurs à différents moments de sa vie, dont une femme « Cate Blanchett » et un petit garçon noir.
    Et Dylan a écrit « Chroniques » il y relate quelques passages de sa vie, sans chronologie.
    Ce livre peut être une curiosité pour le grand public mais pour ceux qui admiraient Bob Dylan et qu’il n’a jamais ménagé : c’est une récompense.
    Au seuil de sa vieillesse, se sentant moins menacé par le monde extérieur, il baisse le pont levis et ouvre ses greniers.
    Chroniques c’est un mélange d’élèments autobiographiques, de propos humoristiques, d’éclats de sincérité. Le tout dilué dans des propos poétiques à la lumière du soleil couchant.
    Bob Dylan a déclaré lors d’un entretien dans un magazine "une chanson peut receler des éléments poétiques mais la différence ce qu’un poème n’a pas besoin d’être défini, limité, catalogué alors qu’une chanson doit obéir à certains règles. Le poème est une chose libre dont le champ est infini".
    René char l’a bien résumé « toute poésie doit naître libre et folle. Elle sert à nos métamorphoses parce qu’elle dit vrai »


    Une empreinte de pieds sur le sable argenté Une trace de pas sur la terre tatouée J'ai croisé le fils de l'obscurité Aux villes frontières de désespoir Bob Dylan : extrait de Dignity
    Je pensais à des rêves en série dans lesquels rien n’atteint le sommet. Chaque chose reste là où blessée elle est tombée et est arrivée à un point final. Je ne pensais à rien de particulier comme dans un rêve. Bob Dylan extrait de series of dreams

    Quelques chansons de Bob Dylan

    Series of Dreams

    Positively 4th street

    Knockin'on heaven's door

    Nettie More



    shiner Moon 

    * Suite Interlude





    Publié par Ranjiva
    Quelques traces
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    13 juin 2008

    13 juin 2008

    Series of dreams [Bob Dylan]


    I was thinking of a series of dreams
    Where nothing comes up to the top
    Everything stays down where it's wounded
    And has come to a permanent stop
    Wasn't thinking of anything specific
    Like in a dream when someone wakes up and screams
    Nothing too very scientific
    Just thinking of a series of dreams.

    Thinking of a series of dreams
    Where the time and the tempo drag (fly)
    And there's no exit in any direction
    Except the one you can't see with your eyes
    Wasn't making any great connection
    Wasn't falling for any intricate scheme
    Nothing that would pass inspection
    I's just thinking of a series of dreams
    Dreams where the umbrella is folded

    And into the path you are hurled
    And the cards are no good that you're holding
    Unless they're from another world
    In one, the surface was frozenIn another,

    I witnessed a crimeIn one,
    I was running and in another
    All I seemed to be doing was climb
    Wasn't looking for any special assistance
    Not going through any great extremes
    I'd already gone the distance
    Just thinking of a series of dreams.

    Bob Dylan extrait de serie of dreams
    Series de rêves

    Je pensais à des rêves en série
    Dans lesquels rien n’atteint le sommet
    Chaque chose reste là où blessée elle est tombée
    Et est arrivée à un point final
    Je ne pensais à rien de particulier
    Comme dans un rêve 

    quand quelqu’un se réveille et crie
    Rien de vraiment scientifique

    Pensant juste à des rêves en série.
    Je pensais à des rêves en série

    Dans lesquels le temps et le rythme languissent (s’enfuient)
    Et dans aucune direction il n’y a de sortie
    A part celle que tes yeux ne voient pas
    Je ne faisais aucun grand rapprochement
    Je ne tombais dans aucun plan complexe
    Rien qui ne passerait à l’inspection 

    Je pensais juste à des rêves en série.
    Des rêves dans lesquels l’ombrelle est repliée

    Et dans le chemin tu es précipité
    Et les cartes que tu tien
    nes valent rien
    A moins qu’elles ne viennent d’un autre monde.
    Dans l’un, tout gelait en surface

    Dans un autre,
    j’étais témoin d’un crime
    Dans l’un, je courais et dans un autre
    J’avais l’impression que je grimpais sans cesse
    Je ne réclamais aucune aide en particulier
    Je ne poussais aucunement les choses à l'extrême
    J’avais déjà parcouru la distance
    Pensant juste à des rêves







    * suite Interlude
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    Nettie moore


    Lost John est assis sur une voie de chemin de fer
    Quelque chose est déglingué
    Le blues ce matin tombe comme la grêle
    Il va laisser une trace poisseuse
    Voyager par le monde, c'est ce que je vais faire
    Puis rentrer te voir.
    Je ne fais que me démener et me battre.
    Si je ne fais pas de mal à personne,
    il se pourrait que j'arrive chez moi vivant.
    Je suis le fils aîné d'un cinglé,
    Je suis dans un orchestre de cow-boys
    J'ai un tas de péchés pour lesquels
    je dois payer et pas le temps de me cacher
    Je traverserais un feu ardent, chérie, si je savais que tu étais de l'autre côté
    Oh, tu me manques, Nettie Moore
    Et mon bonheur est bien mort
    L'hiver est parti, le fleuve monte
    Je t'ai aimé alors et t'aimerai toujours
    Mais il n'y a plus personne ici à qui le dire
    Le monde est devenu noir devant mes yeux
    Eh bien, le monde de la recherche est devenu fou furieux
    Trop de paperasse
    Albert est au cimetière,
    Frankie fait un boucan d'enfer
    Je commence à croire ce que disent les Ecritures
    Je suis allé là où le train du Sud croise le Yellow Dog
    M'éloigner de ces démagogues
    Et ces femmes malchanceuses qui s'accrochent comme de la colle
    C'est soit l'un soit l'autre soit aucun des deux
    Elle dit : "Attention, papa, vas pas déchirer ta culotte
    Cette danse peut te démolir.
    Ils disent que le whisky te tuera, mais je ne crois pas qu'il le fera
    Je monte avec toi au sommet de la colline
    Oh, tu me manques, Nettie Moore
    Et mon bonheur est bien mort
    L'hiver est parti, le fleuve monte
    Je t'ai aimé alors et t'aimerai toujours
    Mais il n'y a plus personne ici à qui le dire
    Le monde est devenu noir devant mes yeux
    Je ne sais pas pourquoi mais ma chérie n'a jamais été si belle
    Je n'ai plus à me le demander
    Elle a cuisiné toute la journée,
    ça va me prendre toute la nuit
    Je ne peux pas avaler tout ça d'une seule bouchée
    Le juge entre, tout le monde levez-vous
    Levez vos paupières
    Vous pouvez faire ce que vous voulez,
    vous n'avez pas besoin de mon avis
    Avant de me traiter de tous les noms, vous feriez mieux d'y penser à deux fois
    Il y a un peu d'air dehors, la température a chuté
    Je crois que la pluie a cessé
    Je vais te confronter à ton destin
    Quand j'en aurai fini avec toi, tu auras appris à être réglo en affaires
    Oh, tu me manques, Nettie Moore
    Et mon bonheur est bien mort
    L'hiver est parti, le fleuve monte
    Je t'ai aimé alors et t'aimerai toujours
    Mais il n'y a plus personne ici à qui le dire
    Le monde est devenu noir devant mes yeux
    La lueur brillante des feux fixes
    A affaibli ma vision
    Quand tu es avec moi tout mon chagrin passe
    Une vie entière avec toi est comme un jour au Paradis
    Tout ce que j'ai jamais pris pour vrai s'est révélé faux
    J'irai à la dérive
    La femme que j'aime, elle gouverne mon coeur
    Aucune lame ne coupera jamais notre amour en deux.
    En ce jour je me lèverai plein de foi et ferai entendre
    La voix de louange
    Le soleil est intense, je me tiens dans la lumière
    Je souhaite devant Dieu qu'il fasse nuit
    Oh, tu me manques, Nettie Moore
    Et mon bonheur est bien mort
    L'hiver est parti, le fleuve monte
    Je t'ai aimé alors et t'aimerai toujours
    Mais il n'y a plus personne ici à qui le dire
    Le monde est devenu noir devant mes yeux

    Nettie moore



    Lost John's sitting on a railroad track
    Some thing's out of whack
    Blues this morning falling down like hail
    Gonna leave a greasy trail
    Gonna travel the world is what I'm gonna do
    Then come back and see you.
    All I ever do is struggle and strive.
    If I don't do anybody any harm,
    I might make it back home alive.
    I'm the oldest son of a crazy man,
    I'm in a cowboy band
    Got a pile of sins to pay for and
    I ain't got time to hide
    I'd walk through a blazing fire, baby, if I knew you was on the other side
    Oh, I miss you, Nettie Moore
    And my happiness is over
    Winter's gone, the river's on the rise
    I loved you then, and ever shall
    But there's no one left here to tell
    The world has gone black before my eyes
    Well, the world of research has gone berserk
    Too much paperwork
    Albert's in the graveyard,
    Frankie's raising hell
    I'm beginning to believe what the scriptures tell
    I've gone where the Southern crosses The Yellow Dog
    Get away from all these demagogues
    And these bad luck women stick like glue
    It's either one or the other or neither of the two
    She says, "Look out, Daddy, don't want you to tear your pants.
    You could get wrecked in this dance."They say whisky will kill you,
    but I don't think it will I'm riding with you to the top of the hill
    Oh, I miss you, Nettie Moore
    And my happiness is over
    Winter's gone, the river's on the rise
    I loved you then, and ever shall
    But there's no one left here to tell
    The world has gone black before my eyes
    Don't know why my baby never looked so good before
    Don't have to wonder no more
    She's been cooking all day, it going to take me all night
    I can't eat all that stuff in a single bite
    The judge's coming in, everybody rise
    Lift up your eyes
    You can do what you please, you don't need my advice
    Before you call me any dirty names, you better think twice
    Getting light outside, the temperature dropped I think the rain has stopped
    I'm going make you come to grips with fate
    When I'm through with you, you'll learn to keep your business straight
    Oh, I miss you, Nettie Moore
    And my happiness is over
    Winter's gone, the river's on the rise I loved you then, and ever shall
    But there's no one left here to tell
    The world has gone black before my eyes
    The bright spark of the steady lights Has dimmed my sights
    When you're around me all my grief gives away
    A life time with you is like some heavenly day
    Everything I've ever known to be right has been proven wrong
    I'll be drifting along
    The woman I'm loving she rules my heart
    No knife could ever cut our love apart.
    Today I'll stand in faith and raise
    The voice of praise
    The sun is strong, I'm standing in the light
    I wish to God that it were night
    The world has gone black before my eyes.

    Bob Dylan (modern time octobre 2006)



    * Suite Interlude
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    Knockin'on heaven's door



    Mama, take this badge off of me I can't use it anymore. 
    It's gettin' dark, too dark for me to see. 
    I feel like I'm knockin' on heaven's door.

    Knock, knock, knockin' on heaven's door 
    Knock, knock, knockin' on heaven's door 
    Knock, knock, knockin' on heaven's door 
    Knock, knock, knockin' on heaven's door

    Mama, put my guns in the ground I can't shoot them anymore.
    That long black cloud is comin'down.
    I feel like I'm knockin' on heaven's door.
    Knock,knock, knockin' on heaven's door
    Knock, knock, knockin' on heaven's door
    Knock, knock, knockin' on heaven's door
    Knock,knock, knockin' on heaven's door










    * Suite Interlude
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    11 juin 2008

    11 juin 2008

    Positively 4th street [Dylan]



    You got a lotta nerve to say you are my friend
    when I was down 
    You just stood there grinning 
    You got a lotta nerve 
    To say you gota helping hand to lend 
    You just want to be on the side thats winning 
    You say I let you down 
    You know its not like that 
    If you're so hurt Why then dont you show it 
    You say you lost your faith but thats not where its at 
    You had no faith to lose 
    And you know it I know the reason 
    That you talk behind my back
     I used to be among the crowd 
    You're in with do you take me for such a fool to think 
    I'd make contact with the one who tries to hide what he dont know to begin with 
    You see me on the street 
    You always act surprised 
    You say, how are you?
     good luck but you dont mean it when you know as well as me you'd rather see me paralyzed
     why don't you just come out once and scream it no, 
    I do not feel that good when 
    I see the heartbreaks you embrace if I was a master thief. 
    Perhaps I'd rob them and now 
    I know youre dissatisfied with your position and your place don't you understand 
    Its not my problem 
    I wish that for just one time you could stand inside my shoes and just for that one moment 
    I could be you yes,
     I wish that for just one time 
    You could stand inside my shoes 
    You did know what a drag it is to see you.





    * suite Interlude
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