16 septembre 2013

16 septembre 2013

Variations de couleurs des Hautes Terres vers le Sud [Madagascar]


L'un des (nombreux) charmes de Madagascar vient de la variété de ses paysages. Tournée vers l’Océan indien et séparée de l’Afrique par le Canal de Mozambique, ce territoire plus vaste que la France est une île aux multiples facettes.


La couleur rouge donne la tonalité des hauts plateaux du Centre. Des maisons en brique rouge aux rivières charriant la latérite ocre, Madagascar ne dément pas son surnom de l’île rouge.


C’est l’une des plus grandes îles au monde d’une superficie de 587000 km2 (imaginez la France, la Belgique et le Luxembourg réunis). De l’Afrique, Madagascar a gardé la terre rouge, de l’Asie elle a préservé les rizières, des rizières en terrasses ou en gradins à flanc des collines (technique ancestrale asiatique).


La culture du riz est pratiquée dans toute l’île, à l’exception de l’extrême sud, avec une dominance dans la région Betsileo (le grenier à riz de l’île), réputée pour sa production. Près d'Ambositra, bourgade située à 250km de la capitale -célèbre pour son artisanat, ses sculptures en bois-, des rizières se mêlent harmonieusement avec les maisons "couleur Terre".


Quel spectacle fascinant que ces damiers de rizières irréguliers : rien n’est aussi beau qu’une rizière... et cette couleur verte inoubliable qui vire à maturité au jaune or.


En allant vers la côte Sud-Est, les paysages varient constamment : du rouge latérite des Hautes Terres, on passe au vert des forêts tropicales en moins de 10 km.
Ranomafana, (Eau Chaude), une petite ville se trouvant à 150 km de la mer (Océan Indien) est connue pour ses eaux thermales mais elle est surtout appréciée pour sa végétation luxuriante, sa biodiversité unique et son parc national qui rassemble une grande diversité animale et végétale. Le parc de Ranomafana fait partie des 6 parcs reconnus comme site du patrimoine mondial de l’Unesco sous le nom de "forêts humides de l’Atsinanana" (de l’Est).


Enfin, le dernier charme -et non des moindres- à citer en faveur de la côte Est reste le Canal des Pangalanes. S’étirant sur 665 km de long de la côte et constitué de rivières naturelles et artificielles, ce canal des Pangalanes, séparé de l’Océan Indien par une étroite bande de terre, relie deux villes côtières importantes : Tamatave et Farafangana. Entrepris dans les années 1940 pour en faire une voie navigable, plus sûre que l’Océan jugé dangereux, ce canal qui semble suspendu hors du temps est de toute beauté.



Dans la plénitude du bonheur, chaque jour est une vie entière. Goethe




Publié par Ranjiva

Quelques traces

* Le blog voguera pendant quelques temps sur l'île rouge.

* Photos prises à Madagascar en août 2013