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  • 12 mars 2011

    12 mars 2011

    Venise et Lord Byron


    Le printemps des poètes cette année a comme thème "d'infinis paysages". Il est en effet des endroits qui vous plongent dans l'infini, dans l’éternité. Malgré les menaces et l'érosion qui la guettent, Venise en est sans doute le plus bel exemple, de cet Infini, et les écrits de Byron auront réussi à décrire de façon admirable et poétique cette facette de la ville. 
    Lord Byron (1788-1824) poète romantique britannique et voyageur impénitent d'Orient, d'Asie et d'Europe a séjourné pendant 3 ans à Venise. Conquis par la ville qu'il nomma la ville-fée , il lui dédia de magnifiques poèmes. Il trouva la ville certes décatie mais sans rien lui contester de sa beauté et des merveilles issues de sa gloire passée. Ville unique entre ciel et mer où la plupart des façades sont recouvertes d'images, ville en couleurs où toute la gamme chromatique se déploie de façon harmonieuse. On ne reste pas insensible à la magie de Venise.
    J'aimai Venise dès ma jeunesse. Elle était pour moi comme la ville enchantée du cœur, le séjour de la joie et des richesses, s'élevant telle que des jets d'eau du sein de la mer. elle m'est peut-être plus chère dans ses jours d'infortunes que si elle était encore l'orgueil, la merveille du monde. Lord Byron - La merveille du monde


    Venise est menacée par l'Acqua Alta (les hautes eaux), phénomène qui a toujours existé et les vénitiens assistent impuissants à cette invasion d'eau dans leur ville. Phénomène qui provoque des dégâts immédiats mais le plus à craindre étant la corrosion que subissent les structures des bâtiments. Lord Byron était sensible à cette fragilité de Venise. L’œuvre de Byron la plus connue est Childe Harold : ni un roman relatant les aventures d'un héros, ni même un poème lyrique, plutôt "l'assemblage de notes d'un voyageur mêlées de descriptions, de souvenirs, de digressions personnels" déclara-t-il.
    Cette œuvre se compose de 4 chants et le 4ème chant est consacré à Venise. C'est surtout un magnifique poème reposant sur le contraste poignant entre romantisme et réalité.
    Les empires tombent, les arts dégénèrent, mais la nature ne meurt jamais, elle n'a pas oublié toutefois combien Venise jadis lui fut chère, ce séjour agréable de tous les plaisirs, le paradis de la terre, le masque de l'Italie ! Lord Byron - Le Gondolier Muet Rame en Silence


    Les trois années que Byron a passées à Venise de 1816 à 1819 ont nourri sa vision poétique de la ville. Vision teintée de délicatesse mais aussi de scepticisme. Une vision qui a su attirer d'autres artistes, écrivains, peintres et poètes et qui ont donné à Venise sa renommée de ville éternelle.

    J'étais dans Venise... J'étais dans Venise, sur le Pont des Soupirs, un palais d'un coté et une prison de l'autre ; j'en voyais les monuments s'élever du sein des vagues, comme par la baguette d'un enchanteur. Lord Byron - J'étais dans Venise

    Venise l'éternelle, mais aussi Venise "l'amplificateur des sens" comme dirait Philippe Sollers amoureux de Venise dans cette même lignée d'écrivains. Cela fait 40ans que Sollers fait son pèlerinage à Venise, deux fois par an. Car elle l'inspire dans ses écrits. Mais cela doit passer par une immersion totale: "écrire, respirer, dormir, respirer, écrire. Ici" Certes Philippe Sollers n'a pas la même vision de Venise que Byron. Ce dernier était plus nostalgique du passé "L'adriatique qui pleure son époux". mais à chacun son image (et on ne peut pas demander à Sollers de rentrer dans une posture romantique de 2 siècles avant lui). Pour Philippe Sollers Venise c'est une ville joyeuse, secrète, éternelle, l'instant, rien d'autre, la notation pure et simple : une liberté énorme et insoupçonnée est là. Venise à soi : hors de sentier battu, hors foule.



    Elle t'appelle dans ses ondes et laisse la mer répondre que depuis toujours tu l'aimes.  
    Leonard cohen [Suzanne]


    Il y a de la musique dans le soupir du roseau. Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau  Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre. 

    Lord Byron
     









    Publié par Ranjiva




    * Suite Venise
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    8 mars 2010

    8 mars 2010

    Venise : Ville-fée de Lord Byron



    Venise, ville mystère, ville mirage, ville fascinante, à laquelle bien des écrivains et poètes ont consacré leurs plus belles pages et leur passion.
    Beaucoup de ces écrivains entre autre Balzac, Nietzsche, Dante, Sartre et tant d'autres ont succombé à la magie d'écrire sur la cité des Doges.
    Pour Proust, Venise est véritablement "la patrie de l'âme" mais c'est Lord Byron (1788 - 1824) un poète voyageur anglais qui a l'habitude de puiser son inspiration poétique dans la Grèce antique et ses mythes qui a rendu le plus grand hommage à Venise, ville qu'il nommera "la ville-fée" et l'immortalisera dans des nombreux poèmes où il décrit son amour pour cette ville qui est certes décatie mais dont les beautés en péril sont toujours si envoûtantes.
    Lord Byron restera à Venise de 1816 à 1819 en parfait libertin.
    Lord Byron a défendu la liberté tant dans ses œuvres que dans ses actes, il meurt pendant la bataille de la guerre de l'indépendance de la Grèce à l'âge de 36 ans. 


     Les empires tombent, les arts dégénèrent,
    mais la nature ne meurt jamais;
    elle n'a pas oublié toutefois combien Venise jadis lui fut chère,
    ce séjour agréable de tous les plaisirs,
    le paradis de la terre, le masque de l'Italie !
    Le gondolier muet rame en silence !
    Lord Byron


    * Suite Venise Ville-nénuphar...
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    3 février 2010

    3 février 2010

    Gondoles à Venise


    La gondole, ce bateau allongé et étroit de 11,50m de long et 1,40m de large qui glisse sur l'eau en formant de zigzag que le gondolier rectifie constamment pour maintenir la direction a fait son apparition vers 1094.
    Au 17ème siècle on comptait 10000 gondoles, il en reste environ 500 aujourd'hui.
    La couleur noire de la gondole fut imposée dans les années 1630 pour limiter la somptuosité des ornements de décorations que les nobles et les riches pouvaient y faire sur leur gondole.
    Beaucoup de personnages célèbres (Lord Byron, Claude Monet, Goethe, Chateaubriand etc.... ) ont séjourné à Venise et "que voguer en gondoles pour eux aident l'esprit à cristalliser la ville, c'est libérer leur âme de leurs soucis quotidiens".
    C'est Byron qui a fait de Venise un lieu de pèlerinage pour les romantiques, il a écrit de nombreuses poésies sur Venise.
    La place d’honneur parmi tous les romantiques lui revient parce qu'il a été le premier à avoir reconnu que Venise était le lieu le plus favorable à la libre et totale expansion de l'individu. George Sand et Musset y ont séjourné.
    Le lent mouvement de la gondole, le flottement de la rame sur l'eau, les appels des gondoliers, la beauté des architectures qu'on admire le long du canal emplissent en effet l'esprit de sérénité. L'image de Venise est associée aux gondoles

    Tout est plus simple qu'on ne peut l'imaginer et en même temps plus enchevêtré qu'on ne saurait le concevoir. Gaston Bachelard


    * Suite le Grand Canal
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