25 juillet 2009

25 juillet 2009

Le jardin de Monet



Monet choisit lui-même ses plantes, surtout en France, quelquefois en Angleterre, et aussi de ses amis du Japon.
Il veut avant tout obtenir une double vision des couleurs, au ras du sol lorsqu'il se promène, de haut de sa fenêtre lorsqu'il contemple le jardin, notamment par temps de pluie.
D'où la présence des arceaux métalliques qui aujourd'hui comme hier, supportent des rosiers grimpants et des clématites ondulant au gré des vents.
Aux fleurs doubles, ils préfère les simples, il n'aime pas les fleurs sombres.

Le jardin de Monet compte parmi ses œuvres réalisant le charme d'une adaptation de la nature, aux travaux du peintre de la lumière. un prolongement d'atelier en plein air avec des palettes de couleurs profusément répandues de toutes parts pour les gymnastiques de l’œil. Il n'est pas besoin de savoir comment il fit son jardin, il est bien certain qu'il le fit tel que son œil le commanda successivement, aux invitations de chaque journée pour la satisfaction de ses appétits de couleurs. Georges Clémenceau


* Suite Une petite allée dans le Jardin de Monet