16 mai 2016

16 mai 2016

Central Park, un espace vert au coeur de New-York...


Central Park se trouve au cœur de Manhattan, c'est un immense parc de 340ha, qui s'étend sur 4Km. "Le poumon vert de New-York", comme on le surnomme, offre une réelle détente, un véritable havre de paix.


Central Park étonne par sa diversité : de paisibles buttes boisées, des jardins à l'italienne, anglaise, française... de multiples plans d'eau, des petits lacs, des fontaines etc..


Ce parc est si diversifié, qu'au détour, on peut se trouver face à un obélisque provenant d'Alexandrie. Comme Londres et Paris, New-York a aussi son monolithe offert en cadeau par l'Egypte . Au départ offert à la France, qui préféra celui de Louxor, il fut remis au gouvernement des Etats-Unis et fut érigé au Central Park en 1881.


Cet obélisque, tout comme celui de Londres porte le nom "d'Aiguille de Cléopâtre" (bien qu'il n'ait rien à voir avec la reine Cléopâtre). Il fut restauré en 2014. Une technique au nettoyage au laser fut nécessaire pour rajeunir ce monument vieux de 3500 ans.


Avec les gazouillements des oiseaux, des écureuils par-ci par-là, on oublierait presque qu'on est dans une grande ville.


Le parc a été réalisé à l'image des parcs publics à Londres ou à Paris. Inauguré en 1859, il devint vite le lieu incontournable de promenade de tous les new-yorkais


Central Park a connu une période faste jusqu'en 1929 et après ce fut la crise. La mauvaise réputation du parc dans les années 1970 a pris fin en 1980 grâce à une rénovation complète entreprise par un conservatoire privé. Et depuis, le parc a retrouvé sa splendeur d'antan.
Central Park fut un des lieux privilégiés du 7ème art, en effet, beaucoup de scènes de films y ont été tournées et le lac "Réservoir" ne fut pas en reste. Dans Marathon man, un thriller palpitant de John Schlesinger, réalisateur britannique, on voit le héros Dustin Hoffman faire son jogging le long du lac en vue de la préparation de Marathon de New-York. Entre autres réalisateurs, Woody Allen fut celui qui a le plus tourné dans Central Park : la scène mythique de la promenade en calèche dans le film "Manhattan" est inoubliable, tout comme la scène émouvante de "Love Story" où les deux protagonistes patinent au Wollman Ice Rink avant de rejoindre l'hôpital...
A noter que des guides peuvent faire visiter tous les endroits où des scènes de films mythiques ont été tournées.

Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir
Is all we see or seem
But a dream within a dream ?
Edgar Allen Poe





Publié par Ranjiva

Quelques traces

*Photos prises en Avril 2016

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11 mai 2016

11 mai 2016

Sur les pas de quelques écrivains, une fascinante ville - [New-York ] [Etats-Unis]


New-York est une des villes qui d'emblée fascine ...       


Et tout en la trouvant fascinante, on ne peut qu'adhérer à la vision de Sartre, philosophe français [1905-1980]. Selon l'écrivain, il faut savoir la regarder et aller au-delà de la démesure de cette ville : "Quand on sait regarder les deux rangées d'immeubles qui, comme des falaises, bordent une grande artère, on est récompensé : leur mission s'achève là-bas, au bout de l'avenue, en de simples lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles".  Sartre [Villes d'Amérique -1945].


New-York est une ville qui suscite le superlatif : trop démesurée, trop haute, trop bruyante etc... "Un désert de fer et de béton" dirait Camus, qui trouve en prime que "sans son ciel, New-York n'est plus rien"... Mais c'est ce trop qui fait paradoxalement son charme.     


Dans son livre, l'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera, évoque la beauté de New-York "En Europe la beauté a été toujours préméditée" disait Franz l'un des héros du roman,  avant d'ajouter "La beauté de New York a une tout autre origine. C'est une beauté involontaire, un peu comme une grotte des stalactites. Des formes, hideuses en elles-mêmes, se retrouvent par hasard sans aucun plan dans d'improbables voisinages où elles brillent tout à coup d'une poésie magique".


Ils marchaient des heures entières dans New-York : le spectacle changeait à chaque pas comme s'ils avaient suivi un sentier sinueux dans un fascinant paysages de montagnes. [Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être p.130]


Tel est New York... Le spectacle est dans la rue, dans les devantures des boutiques, dans la façon dont s'habillent les gens : une ville libre... Des affiches de films, des enseignes publicitaires, des néons lumineux etc.. Et au détour d'une rue,  on voit des choses sans "rapport" se côtoyer... Rien n'est monochrome...


Certes, quand on est habitué à une urbanisation plus horizontale, cette verticalité peut agresser mais pourrait aussi éblouir. De plus, New York n'est pas que Manhattan où la plupart des gratte-ciels y sont situés : il y a cinq arrondissements à New-York et quatre sont des îles : Manhattan, Staten Island, Brooklyn et Queens, situés sur l'île de Long Island.


Dans le Sud ouest de Manhattan se trouve Greenwich Village où se côtoient  des maisons en briques, des rues calmes et pittoresques, puis soudain on tombe sur le café mythique Wha où Bob Dylan a débuté. Quartier mythique où Dylan a vécu pendant plusieurs années... Et des magnifiques chansons tel "Blowing the wind" etc.. ont été écrites dans ce quartier pittoresque et c'est aussi  et surtout ça New-York...

video

How many seas must the white dove sail
Before she sleeps in the sand ?
The answer, my friend, is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind
Bob Dylan [Blowing in the wind]







Publié par Ranjiva

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15 avril 2016

15 avril 2016

Entre ciel et mer, une merveille de la Nature : les falaises d'Etretat...


Quand on se trouve à Etretat, un village né de la mer, en Haute Normandie, à une cinquantaine de kilomètres de Honfleur, on est tout de suite attiré par ses fameuses falaises.


Et sur les sentiers qui surplombent la Manche, on ne peut qu'être d'accord avec l'écrivain français Guy de Maupassant (1850-1893) qui décrivait l'endroit "comme une féerie avec ses deux merveilleuses déchirures de falaises".


Ce site exceptionnel fut rendu célèbre grâce aux talents des peintres tel que Gustave Courbet (1819-1877), Eugène Boudin, et surtout Claude Monet qui fut d'emblée séduit par cet endroit qu'il voulut  apprivoiser à tout prix, et à différents moments de la journée.

                      La falaise d'Etretat après l'orage [ Courbet -1870]                                          Soleil couchant à Etretat [Monet 1883]

Tout d'abord réticent, Monet reconnut qu'il ne serait pas aisé de succéder à Courbet qui s'était déjà attelé à représenter le site à plusieurs reprises : "je compte faire une grande toile de la falaise d'Etretat, bien que ce soit terriblement audacieux de ma part de faire cela après Courbet, qui l'a faite admirablement, mais je tâcherai de la faire autrement".

                             La Manneporte [Monet 1883]                                                                    Grosse mer à Etretat [Monet 1869]

Contrairement aux romantiques, Monet ne rechercha pas l'exaltation des sentiments mais il s'acharna surtout à capturer des fragments de temps : si un motif le capte, il va lui donner plusieurs versions à des moments différents, dans une recherche de l'instantanéité et de sa vérité : "ce que je ferai ici au moins a le mérite de ne ressembler à personne, parce que ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti, tout seul" Claude Monet.



Monet est un "chasseur d'impressions" dirait Guy de Maupassant et grâce à cet écrivain très attaché à son pays normand, on a l'impression de suivre le peintre le long des sentiers...


J'ai suivi Claude Monet à la recherche d'impressions, ce n'était plus un peintre en vérité mais un chasseur. Il allait, suivi d'enfants qui portaient ses toiles, cinq ou six toiles, représentant le même sujet à des heures diverses et avec des effets différents ; il les prenait et les quittait tour à tour, suivant les changements du ciel. Guy de Maupassant


Ces falaises, curiosité géologique, singulières de par ses formes, ses arches et ses aiguilles fascinent. Que la balade se fasse le long de la plage ou le long des sentiers qui surplombent la Manche, c'est un pur émerveillement...  Et on comprend ces peintres qui suivent la lumière pour capter sans fausses notes cette beauté naturelle servie sur un écrin de mer...


Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux... 
Kundera [L'insoutenable légèreté de l'être]






Photos prises à Etretat en avril 2016

Pause printanière... A bientôt...










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*Suite Normandie : Deauville...
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8 avril 2016

8 avril 2016

Une ville sortie du marécage - Deauville- [France]


Quand on se trouve à Deauville, ville normande en Calvados, coquette et huppée, on a dû mal à imaginer qu'au 19 ème siècle, elle fut un "marécage" où des paysans faisaient paître leur troupeau.


Deauville sortit du marais à peine en une dizaine d'années : grâce au flair du Duc de Morny en 1860, petit fils de Joséphine de Beauharnais [1763-1814]. La ville devint une station balnéaire dotée de tous loisirs et équipements de luxe pour attirer une clientèle ciblée. Et dès 1912 elle fut à la mode.


Tout comme Ostende, station balnéaire qui se trouve en Flandre en Belgique, très prisée aussi à l'époque, Deauville attire aussi les aristocrates anglais, bien avant la côte d'Azur. Les vertus de bain de mer et les bienfaits de l'air marin attirèrent un public de plus en plus large.
Et évidemment les peintres, toujours à l'affût "de représentation picturale marine", ne furent pas en reste... Parmi eux, Eugène Boudin, connu pour ses valses de couleurs des cieux et ses scènes de plages harmonieux.

La plage de Deauville [1864] Eugène Boudin
Natif de Honfleur, sillonnant les côtes normandes, voyageur impénitent, Eugène Boudin vécut quatorze année à Deauville (1884-1898). Il adorait les plages de Deauville: "je ferai autre chose, mais je serai toujours le peintre des plages" écrivit-il.


Deauville se trouve à 18 km de Honfleur, charmante ville portuaire. La campagne fleurie aux alentours ainsi que les nombreuses villas dotées de jolis jardins ont donné naissance à son appellation de "côte fleurie".
Prenant modèle sur Cannes, autre station balnéaire prestigieuse, Deauville s'est doté aussi d'un festival de cinéma en 1975: le Festival Américain des Films Indépendants.


Hors saison, comme Chantait Francis Cabrel, "quand c'est le silence qui se remarque le plus", Deauville et ses maisons en colombages, ainsi que sa grande plage à perte de vue "sans galet" valent bien un détour.


Bien observer et tirer de la nature tout ce qu'il est possible d'en tirer
La lumière surtout ! Chercher son rayonnement, la fulguration,
la condenser, la poursuivre dans sa chaleur








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* Suite Normandie : Honfleur
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31 mars 2016

31 mars 2016

En attendant que le printemps s'installe : des Narcissus jaunes


Juste quelques narcisses jaunes que l'on nomme aussi jonquilles sauvages... En attendant que le printemps veuille bien s'installer ...


Jonquille ou Narcisse, la fleur porte le même nom en latin "Narcissus".


Les jonquilles généralement de "couleur jaune" ont une fleur par tige et leur couronne (au centre) est aussi longue que les pétales...


Quand on évoque le nom de la fleur : "Narcisse", on ne peut pas s'empêcher de penser au personnage mythologique qui s'est noyé à force de s'admirer... Et aussi de la malheureuse Echo, nymphe trop bavarde qui est punie par Héra pour ne répéter que le dernier mot que l'on prononce devant elle. La nymphe tomba amoureuse de Narcisse. Repoussée par ce dernier, elle se laissa dépérir dans les bois et la légende affirme qu'elle maigrit tellement que son corps se dissipe dans les airs et que seule sa voix subsiste ...


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Paul Eluard


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Paul Eluard [Liberté]









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20 mars 2016

20 mars 2016

Gracieux coquelicot pour accueillir le Printemps... Te revoilà...


A la fois gracile et  éclatant par sa couleur rouge vive et puissante, le coquelicot, par ce subtil contraste ne peut qu'attirer le regard...


Et pour accueillir le printemps, rien de tel que ces jolis coquelicots annonciateurs du beau temps...


Connus chez les romains sous l'appellation de "Rose de Cérès", [en hommage à la déesse de l'agriculture et des moissons associée à la déesse grecque Déméter ],ces fleurs de champs poussent dans des endroits non pollués, libres et sauvages.


Perséphone, fille de Déméter, déesse de l'Agriculture, de la fécondité et de tous les végétaux...., appréciait tout particulièrement ces fleurs à la fois délicates et éblouissantes. C'est d'ailleurs en les cueillant qu'Hadès dieu des Enfers l'enleva. Très liée à sa fille, Déméter, folle de douleur par sa disparition décida de quitter l'Olympe ainsi que ses fonctions. Déesse protectrice de toutes germinations (fleurs, blé etc... ), incarnation de la terre cultivée, en cessant toutes ses activités, elle rompit l'équilibre : le monde était menacé de désertification et de famine. 
Zeus ordonna à son frère Hadès de rendre Perséphone à sa mère. Durant son exil souterrain, Hadès par ruse lui ft avaler un pépin de grenade : or quiconque qui aurait mangé quelque chose dans le royaume des morts ne put en ressortir. Déméter menaçait de tout laisser à l'abandon. Zeus finit par trouver un compromis : durant 6 mois Perséphone sera rendue à sa mère, et durant les 6 autres mois, elle restera auprès de son mari dans le monde d'en bas. Selon la mythologie grecque , ceci expliquerait le cycle des saisons (automne-hiver) : le monde végétal est dépouillé : les feuilles tombent comme les larmes de la déesse alors qu'au début du printemps jusqu'à la fin de l'été, la végétation renaît et les moissons sont abondantes. Le monde végétal est lié au monde souterrain. 
Déméter a pour symboles, l'épi de blé, le narcisse, le coquelicot et son oiseau préféré est l'aigle.


Joli coquelicot, libre et sauvage, tu émeus encore plus par tant de force pour résister au vent...

Te revoilà doux printemps...
Esquisse du beau temps
En attendant tes jolis apparats
Gracieux coquelicot nous éblouira
Te revoilà doux printemps...









Publié par Ranjiva

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