29 mai 2017

29 mai 2017

Un Ravissant ruisseau dans le jardin de Monet [Le Ru] [Giverny ]


Dans un endroit paisible tel que le jardin de Monet à Giverny, l'eau occupe une place importante...


Elle émerveille par son lent écoulement le long des ruisseaux... Pendant les périodes chaudes, elle contribue à garder la fraîcheur du lieu.


"Fraîche et claire est aussi la chanson de la rivière", dirait Bachelard .... dans son livre l'eau et les rêves. En effet l'eau prend tout naturellement les métaphores de la fraîcheur  ; on vient se réfugier au bord de ses berges pour se rafraîchir pendant les saisons chaudes.


Elle est aussi l'expression de la Nature et symbolise le renouveau ... Dans la philosophie bouddhiste l'eau purifie et donne la vie...


Ce petit cours d'eau [Le Ru] qui traverse le jardin de Monet est tout simplement ravissant . C'est un bras de l'Epte, la rivière qui délimite la Normandie et l'île de France. C'est un petit ruisseau détourné par le peintre pour créer son jardin d'eau...


En suivant le cours d'eau qui serpente le long du jardin, on tombe sur le fameux "Bassins aux nymphéas", cher au peintre Claude Monet. On connaît sa passion pour l'élément aquatique et floral, son talent particulier pour représenter la mobilité de l'eau. Il peignit durant 20 ans les variations aquatiques et florales de son bassin aux nymphéas. 
Le cadre s'est changé en un terrain d’expérimentation selon les caprices du temps.


L'eau a surtout inspiré les impressionnistes, ces derniers ont effet trouvé source d'inspiration dans la vibration de l'eau, de ses reflets lumineux et de ses couleurs changeantes. Tout vibre, la peinture se fait "eau"... l'eau brouille le réel... L'eau fascine et inquiète en même temps.


Dans la boucle de l'hirondelle, un orage s'informe
Un jardin se construit.
Il y aura toujours une goutte d'eau pour durer plus que le soleil
Sans que l'ascendant du soleil soit ébranlé.
A la santé du serpent  René Char





Pause printanière... A bientôt...









Publié par Ranjiva

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*Photos prises à Giverny [Le jardin de Monet]



























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23 mai 2017

23 mai 2017

Des azalées japonaises dans toute leur splendeur [Fleurs de jardins japonais]


Ce qui est si impressionnant dans un jardin japonais, avec son jeu de pleins et de vides, c'est l'abondance des fleurs, entre autres les azalées...


Tout au long de la balade dans un jardin japonais, tel que celui d'Albert Kahn, ou celui de Monet à Giverny mais aussi le Brooklyn Botanic Garden, des azalées foisonnent et attirent le regard par leur floraison spectaculaire ....


L'abondante floraison de ces magnifiques fleurs habille le jardin de couleurs vives et variées allant du rose au rouge, du jaune à l'orangé : un magnifique spectacle pour les yeux .


Ses fleurs charment par la finesse de leurs pétales et la délicatesse des couleurs.


Les Azalées font partie de la famille des rhododendrons. On en dénombre plus de 800 espèces


Typiques des jardins japonais comme le lotus -fleur divine et sacrée-, l'iris -pour sa beauté simple et raffinée-, l'érable -pour sa magnifique coloration- les azalées ont aussi leur symbole : en Chine et au Japon, elles symbolisent le bonheur et la longévité ; la délicatesse de ses pétales rappelle la fragilité de la vie...


Harmonie de couleurs
Tout en douceur...
Tu instilles le Bonheur
Tout en y affectant de la chaleur...
Pure harmonie de couleurs...







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26 avril 2017

26 avril 2017

La cascade enchantée dans un jardin extraordinaire [Le parc de Bagatelle] [Paris]


Quand on se balade dans le parc de Bagatelle, on est surtout charmé  par le bassin des nymphéas et sa cascade, surtout si l'on se trouve à l'intérieur de la grotte dissimulée derrière une végétation luxuriante et sauvage


Cette sensation de se retrouver nulle part ailleurs, juste subjuguée par la chute de l'eau et son doux murmure apporte une sérénité totale.


A la sortie de la grotte, après avoir sauté de pierres en pierres pour passer sur l'autre rive, un chemin étroit permet de se promener autour de la pièce d'eau...


Ce bassin fut aménagé par Jean-Claude Nicolas Forestier architecte paysagiste français [1861-1930], qui s'inspira du peintre Claude Monet et de son bassin de nymphéas...


C'est un lieu romantique par excellence. Les nymphéas et les lotus n'étaient pas encore au rendez-vous, par contre les canards y pataugent gaiement...


Ce parc fait partie de quatre jardins botaniques de Paris avec le Parc floral, les Serres d'Auteuil et l'école de Breuil [Bois de Vincennes]. Il se trouve dans le 16 ème arrondissement de Paris au cœur du bois de Boulogne, à 5 km des jardins Albert kahn [Boulogne-Billancourt].


Ce parc regroupe des petits jardins, aux fleurs rangées par espèces, nous 'incitant', comme au jardin de Monet à Giverny ou au jardin d'Albert Kahn, de revenir chaque saison pour admirer la floraison de chaque espèce... En juin par exemple, c'est le mois des roses au parc : un concours international y a lieu depuis 1907.


Ce parc mérite vraiment le détour, avec ses grottes, ses rochers, ses petits ponts, ses miroirs d'eau, la diversité des fleurs, sa roseraie, les arbres gigantesques, ses pagodes, etc... Sans oublier les volatiles qui se baladent tranquillement dans le parc : un jardin extraordinaire où on rencontre des paons par ci- par là... et des paons pas effarouchés du tout, qui vous toise "les yeux dans les yeux".


Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge
En plein vol, cachant son histoire et son cœur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose ; on dirait qu'elle est comme comme les autres...
Les amis inconnus Jules Supervielle









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13 avril 2017

13 avril 2017

Le ciel bleu, un oiseau et un poème -Plutôt le vol de l'oiseau- [Fernando Pessoa]


Sous un ciel bleu breton, pour se souvenir... quelques photos et un poème de Fernando Pessoa, un grand poète portugais du 20ème siècle...


Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace,
que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol.


L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il en doit être.


L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien,
montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus.


Le souvenir est une trahison envers la Nature...


parce que la Nature d’hier n’est pas la Nature.
Ce qui fut n’est rien, et se souvenir c’est ne pas voir.


Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !
Fernando Pessoa – Plutôt le vol de l’oiseau







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3 avril 2017

3 avril 2017

Des voiles de légende - Retour au port [La Baule -Le Pouliguen] [Loire-Atlantique]


Il y a des livres qui interpellent et qui vous rappellent d'agréables moments : tel ce jour-là à La Baule-Le Pouliguen, sur les quais du port... Et ce livre d'Olivier de Kersauson -Promenades en bord de mer et étonnements heureux-, ne peut que faire retourner au bord de la Mer...


Sur les quais du port de la Baule-Le Pouliguen, durant quelques jours, au début du mois d’août, on assiste à un magnifique spectacle, un ballet de voiliers anciens mythiques...


Le clou ce ce spectacle, c'est le retour au port le soir de chaque bateau historique... Par haut-parleur, un commentateur nous relate l'histoire du bateau, son origine, sa conception, son équipage mais aussi son palmarès etc..


Cette course qui se déroule le long de la côte de la Baule et les côtes sauvages de Croisic "pour le Trophée Gavottes" [Sortie le matin et retour prévu vers 17h30mn] existe depuis 2002.


Des bateaux centenaires étaient présents lors de cette course. Pour en faire partie, les voiliers devaient être construits avant 1968.


Parmi les plus emblématiques des bateaux ce jour-là, il y avait le fameux voilier d'Eric Tabarly [1931-1998] Pen Duick V que tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom.


Un très beau spectacle qui ne dure que quelques jours à la Baule, station balnéaire surtout connue pour sa magnifique baie et sa plage de sable fin à perte de vue, son casino et ses jolies villas le long de la mer.


Revenons au livre d'Olivier de Kersauson, navigateur et écrivain, coéquipier de Tabarly pendant une dizaine d'années ; livre intime et poétique qui relate ses étonnements heureux; il évoque non seulement la mer, les bateaux, les îles lointaines, la Polynésie, où l'auteur vit durant 8 mois, mais aussi tous les émerveillements qui nous entourent : un livre enchanteur...

J'aime la campagne lorsque la tache océane est au bout.
C'était la vraie promenade champêtre, j'étais vraiment content quand tout à coup j'entends le coucou, 
la nature me passionne"...
Olivier de Kersauson [Promenades en bord de la mer et étonnements heureux]


Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde
La musique de la mer me suffit, c'est de l’éternité dans l'oreille.
Olivier de Kersauson [Promenades en bord de la mer et étonnements heureux]


Le fait de percevoir ce qui m'entoure, lors de mes promenades en bord de mer, 
m'est une source infinie de joie.
Je suis preneur de toutes manifestations d'émerveillements.
Je suis apte à l'émerveillement. 
En quête, j'ai assez souvent des étonnements heureux...
Olivier de Kersauson - Promenades en bord de mer et étonnements heureux -








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20 mars 2017

20 mars 2017

Allégorie du Printemps : des cerisiers et un peintre [Botticelli]


L'arrivée du Printemps promet de beaux jours. Tout semble éblouissant, surtout si on a la chance d'assister à l'éclosion des bourgeons des cerisiers.


Et ce fut le cas ce jour-là au Brooklyn Botanic Garden à New-York .


La floraison des ces cerisiers d'une beauté saisissante est spectaculaire, l'allée des cerisiers fascine. 200 cerisiers donnés en cadeau par le gouvernement japonais après la première guerre mondiale fleurissent pendant quelques jours ; on ne sait plus où donner du regard devant une telle explosion de couleurs.


A l'apogée de la saison de la floraison de ces cerisiers, une fête [Festival] -le Sakura Matsuri- est organisée depuis 1981 dans ce magnifique jardin atypique


Le cerisier du japon [Sakura] ne donne pas de cerises mais de jolies fleurs roses qui éclosent chaque année au printemps [généralement en Avril]. Il est particulièrement vénéré des japonais car marque le renouveau du printemps, donnant ainsi l'occasion de festoyer. Cette floraison qui ne dure que quelques jours symbolise dans le bouddhisme l’impermanence des choses...


Et d'un coup, le tableau de Botticelli revient en mémoire devant tant de magnificence... Le printemps [1482], l'un des plus beaux tableaux de Sandro Botticelli est un hymne au printemps avec l'abondance des fleurs : des fleurs sortant même de la bouche de la nymphe Flore, la robe fleurie de Venus, le parterre de fleurs etc... Un tableau fleuri qui se situe dans le jardin des Hespérides.


Alessandro Filipepi, que l'on connaît sous le nom de Botticelli [1444-1510] peintre, dessinateur et graveur, incarne l'art florentin du 15ème siècle. Ses peintures étaient pratiquement ignorées jusqu'au début du 19 ème siècle ; elles acquièrent dans les années 1850 un véritable engouement qui va jusqu'à une véritable vénération.






"Des draperies légères adhèrent ou s'envolent des corps qui n'ont plus l'air de toucher le sol, tant ils dansent comme on vole. L'aube fait danser les trois grâces". 
Le rêve Botticelli [Chapitre 15 -La naissance du printemps-] Sophie Chauveau


Au printemps tout semble léger comme ces pétales de cerisiers et ces trois grâces de Botticelli qui semblent ne plus toucher terre ; elles dansent comme si elles allaient s'envoler...


L'esprit se meut, l'âme s'émeut ; l'esprit raisonne, l'âme résonne.
François Cheng









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* Photos prises au Brooklyn Botanic Garden [New-York]


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