27 janv. 2012

Ephèse et ses merveilles [son bas-relief de Niké et sa bibliothèque]


Le bas-relief de Niké se trouve dans la rue des Courètes.
Niké est la déesse de la Victoire, fille de Titan Pallas et de Styx, une nymphe.
Et selon Hésiode (8ème siècle avant Jésus Christ) poète grec, Styx est la fille de l’Océan et de Thétis (déesse de la Mer).

Lors de la bataille de Zeus contre les titans, Styx et Niké se sont ralliées à Zeus.
En guise de reconnaissance, Zeus accorda à Styx le privilège de devenir un fleuve sacré.
Et Niké devint la messagère de Zeus, chargée par tous les dieux d’apporter la victoire partout où elle se rendait.
La déesse est représentée, en vol, par une femme à deux ailes, tenant une couronne de laurier, emblème de la victoire, qu’elle est censée donner au vainqueur.
Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir heureux ou courageux. Rainer Maria Rilke


Ephèse fut fondée par les grecs au 11ème siècle avant Jésus Christ.
Elle fut conquise par les Perses au 6ème siècle jusqu’à l’arrivée d’Alexandre le grand en 334 avant notre ère.
Les romains en prirent possession en 133 avant Jésus Christ.
Auguste (- 63 à 14 après Jésus Christ) 1er empereur romain, la proclama capitale romaine de l’Asie.
C’était sous Auguste, Octavien, fils adoptif de Jules César, qu’elle a connu son apogée


Bâtie au 2ème siècle, la bibliothèque de Celsus est magnifiquement bien conservée.
La façade de cet édifice a été restaurée par une équipe autrichienne dans les années 70.
Sa façade à 2 étages, abrite 4 statues, représentant la Sagesse, l’Intelligence, La Science et La Vertu, qualités qui ont été attribuées à Julius Celsus, gouverneur de la province romaine d’Asie, par son fils qui lui a fait édifier la bibliothèque en son honneur.
Miraculeusement épargné par les incendies en 262 lors des invasions et le tremblement de terre vers 614, cet édifice imposant et finement ouvragé, nous laisse imaginer la splendeur d’Ephèse en son temps.


La statue représentant la Vertu

Les originales des statues sont au musée de Vienne en Autriche.

N'écoute les conseils de personne,
sinon du vent qui passe
et nous raconte les histoires du monde
Georges Debussy


*Suite Ephèse et son Grand Théâtre

* Suite Mythologie et Légendes Séléné






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17 janv. 2012

Ephèse et son Grand Théâtre


La visite matinale du site antique d’Ephèse était un pur moment d'enchantement ce jour-là, peu de foule, on pouvait prendre son temps pour admirer les vestiges antiques gréco-romains et imaginer ce qu’a pu être Ephèse en son temps de splendeur.

Et imaginer les spectateurs de ce grand théâtre antique…


Le Grand Théâtre d’Ephèse fut construit sous le règne de Trajan, empereur romain (98-117).
Ce théâtre fut d’abord construit par les Grecs et complété par les Romains au début du 2ème siècle.
Le théâtre d’Ephèse est l’un des plus grands théâtres de l’antiquité, il pouvait accueillir 25 000 spectateurs qui se rassemblaient là pour les présentations théâtrales ou les fêtes en l’honneur d’Artémis.
Sous l’empire romain, le théâtre a été aussi utilisé pour des combats des gladiateurs.
Paul l’évangéliste y prêcha au début de l’ère chrétienne, avant de rejoindre Lindos.
En l’an 97 Saint-Jean retourna à Ephèse après son séjour à l'île de Patmos.
La première communauté chrétienne fut fondée à Ephèse.
Les premières fouilles d’Ephèse ont débuté en 1863.



Ephèse était dans l’antiquité, et encore à l’époque byzantine (du 4ème siècle au 15ème siècle), l’un des ports les plus actifs de la mer Egée.
Au fil des ans le bras de la Mer qui la séparait de la Terre ferme s’est progressivement ensablé.
La mer s’est éloignée, et Ephèse allait inexorablement sur le déclin et sombrait dans l’oubli à l’époque ottomane.


Les ruines actuelles de la cité antique se trouvent à 7 km de la mer Egée et à 12 km de Kusadasi, une petite ville balnéaire de la Turquie qui se trouve à 26km de l'île de Samos et 80 km l'île de Patmos, deux îles grecques du Dodécanèse.
Pline l’ancien, écrivain et historien romain (23-79), déclara dans l’un de ses écrits que la mer avait l’habitude de monter jusqu’au temple d’Artemis (l’une des sept merveilles du monde).
L'imagination n'est pas, comme le suggère l'étymologie, la faculté de former des images de la réalité, elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui chantent la réalité... Gaston Bachelard



* Suite Ephèse






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12 janv. 2012

Interlude [Chemins qui ne mènent nulle part]


Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art,
de leur but, détournés,


Chemins qui souvent n'ont
devant eux, rien d'autre en face
que le pur espace et la saison.
Rainer Maria Rilke



* Photos prises à San Francisco



L'année de tous les dangers

Juste pour revoir Sigourney Weaver, traversant la ville de Jakarta en Indonésie, sous la pluie dans "L’année de tous les dangers", film de Peter Weir, cinéaste australien, et réécouter la musique qui accompagne si bien cette scène.
Scène sans paroles mais tout est dit dans la démarche, dans le regard, dans l’inconscience de traverser une ville "sous haute tension" sous une pluie diluvienne.



L’esprit compare, l’imagination l’emporte

Le passé ne reviendra plus puisqu’il est passé
Le futur, on ne le saurait jamais
En conséquence, même sous une pluie diluvienne
Il n’y a que le présent qui compte puisqu’on y est...



* Suite Interlude





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3 janv. 2012

Des coquelicots et la rue des Courètes


Bonne année 2012 !
Que cette année vous soit aussi agréable et inattendue que ce champs de coquelicots qui contraste magnifiquement avec ces vestiges antiques.
Qu'elle soit sans encombres, comme cette rue de Courètes, sans foule ce jour-là...


La rue des Courètes est bordée d'une série de colonnes représentant les personnages influents d'Ephèse sous l'antiquité, ce sont les prêtres ou prêtresses appelés les Courètes.
Ils avaient comme tâche, entre autres, de conserver allumé le feu sacré de l'autel dédié à Hestia (Déesse du feu sacré et du foyer).

Le feu sacré était le symbole de la vie de la cité.
Ephèse est un site antique gréco-romain, le plus grand de la méditerranée, en Asie mineure, qui se trouve à 20km de Kusadasi, ville balnéaire turque, à 80km de l'île de Patmos.


Bonne année
2012


Le sublime est un départ.
Quelque chose de nous qui au lieu
De nous suivre, prend son écart
Et s’habitue aux cieux.
Le sublime est un départ.
Rainer Maria Rilke



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16 déc. 2011

Des étangs et des arbres pourpres et dorés


A la couleur pourpre, à la couleur dorée, à toutes les bonnes choses hautes en couleur qui nous attendent...

A l’année prochaine..
.

Il y a tant de beauté dans tout ce qui commence. Rainer Maria Rilke
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Palette picturale au Parc Mellaerts


Toute la gamme chromatique chère aux peintres impressionnistes était au rendez-vous ce jour-là au Parc des étangs Mellaerts.
Un vrai tableau de la nature s'offrait à nous.



On ne pouvait pas s'empêcher de penser à Claude Monet et à ses tableaux
"Les peupliers au bord de l'Epte" Automne 1891 et "Les 3 arbres" Automne 1891, face à cette harmonie des couleurs. Monet nous offrait deux instants suspendus.
François Houtin peintre contemporain né en 1950 à Mayenne disait à propos des tableaux de l'impressionniste, "Ce que j’aime chez Monet, ce qui me touche, c’est le regard qu’il porte sur la Nature, il en exprime à la fois la force, l’exubérance qui reprend toujours le dessus et le mouvement. Monet peint le vent dans les frondaisons, le balancement des branches des arbres, le bercement harmonieux des végétaux qui s’inclinent".


Peupliers au bord de l'Epte (1891) et Les trois Arbres
, automne 1891
Dans les tableaux de Monet, c'est l’impression du moment et la vibration magique des arbres face au vent et à la lumière qui sont mises en exergue.

Devant la nature elle-même, c'est notre imagination qui fait le tableau. Paul Gauguin




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8 déc. 2011

Cache-cache avec la Lune en Quercy


Ce jour-là, c'était la pleine Lune en Quercy et la Lune s'amusait à jouer à cache-cache à travers les feuillages.
Séléné apparut dans toute sa splendeur.
Les mythes autour des phénomènes solaires et lunaires témoignent d'un fait depuis la nuit (ou l'aube) des temps de la fascination de l'homme pour ce phénomène cyclique, de son incompréhension face à la succession du jour et de la nuit... Et c'est ainsi que des légendes naquirent
Dans l'antiquité grecque, certaines décisions importantes furent prises par rapport aux phases lunaires.



Hésiode (8ème siècle
avant Jésus Christ) poète grec qu'on associe souvent à Homère, son contemporain, relatait dans sa Théogonie (recueil des poèmes sur la généalogie des dieux grecs) qu'Hélios (le dieu Soleil), Séléné (la déesse de la Lune) et Eos (la déesse de l'Aurore) étaient les enfants d'un couple de Titans Hypérion et Théia.


Quand Hélios sur son char attelé à des chevaux ailés achevait son voyage, sa sœur Séléné se parait pour monter au ciel.
On la décrivait comme une belle femme sur un cheval, elle transportait avec elle les étoiles.
A l'aube, c'était Eos qui prenait la relève.



La Lune, comme les planètes, ne brille pas par elle-même, mais seulement lorsqu'elle est éclairée par le Soleil.
Sans Hélios, Séléné ne serait pas aussi lumineuse.

"Tous les corps s'attirent les uns et les autres" disait Newton (1643-1727) philosophe, mathématicien et physicien anglais. C'est la force de la gravitation. Plus les objets sont massifs, plus ils sont attractifs.
La lune est un astre important et proche de la Terre, il n'est donc pas étonnant qu'elle exerce une certaine force d'attraction sur notre planète. Cette force se traduit par un phénomène bien connu, les marées, etc, etc...



On peut rester sur les mythes et imaginer Séléné, lumineuse, régnant sur le ciel, flottant au-dessus des eaux et à la fin de la nuit, transportant Hélios à l'Est pour le confier à Eos (déesse de l'Aurore) pour que ce dernier prenne le relais au ciel, pour le réveil de la Nature.


Cette pleine lune était fascinante et lumineuse, Séléné était magnifiquement éclairée par Hélios
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...
C'est l'heure exquise

Verlaine (c'est l'heure exquise)






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1 déc. 2011

Metz et sa rivière et ses édifices


Metz, ville traversée par la Moselle est une ville qui a su tirer partie de sa rivière.
Elle est située au Nord-Est de la France dans le département qui porte le même nom que la rivière qui l’arrose : la Moselle.
Au cœur de la ville se trouve un espace vert crée en 1974 : le Plan d’eau. Joli nom pour un parc qui se trouve au bord de La Moselle.

Situé en plein centre de Metz, cet espace de détente offre le long des berges des jolies perspectives, des ponts qui enjambent la Moselle, un joli petit port de plaisance, et surtout un joli panorama sur le Temple neuf .
C’est la Nature en pleine centre Ville.


Le temple neuf se trouve sur la pointe de l’île du Petit-Saulcy.
La Moselle entoure de ses bras 3 petites îles qui sont reliées entre elles par des magnifiques ponts : l’île du Petit Saulcy, l’île du grand Saulcy et l’île de Chambière.

Le temple neuf fut inauguré en 1904 par Guillaume II (1859-1941), dernier empereur Allemand.

Ce temple protestant est majestueux, tout en grès gris de Vosges, différent des autres monuments de Metz qui sont construits avec de la pierre de Jaumont, reconnaissable à leur couleur jaune d’or.




Ville fondée il y a 3000 ans, Metz a un passé historique très riche, berceau des carolingiens (dynastie des rois francs du 8ème siècle au 10ème siècle, le plus connu fut Charlemagne), elle a su garder trace de son passé.
Des remarquables édifices de l’Antiquité à la Renaissance sont encore conservés.




La citadelle de Metz (magasin aux vivres) qui servait à entreposer les réserves alimentaires de la garnison militaire fut érigée en 1569.
Elle fut classée monument historique en 1969.
La chapelle des templiers fut transformée en entrepôt lors de la construction de la citadelle en 1556. La Chapelle des templiers construite entre 1180 et 1220 fut classée monument historique en 1840.



Tout passe...
Puisque tout passe, faisons la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère, aura de nous raison.
Chantons ce qui nous quitte avec amour et art.
Rainer Maria Rilke



Je ne veux qu'une seule leçon, c'est la tienne,
fontaine, qui en toi-même retombes,
celle des eaux risquées auxquelles incombe
ce céleste retour vers la vie terrienne.
Rainer Maria Rilke Fontaine






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