22 septembre 2016

22 septembre 2016

Spectaculaires fleurs de couleur pourpre [Ail étoile de Perse, agapanthe etc..]


Juste quelques photos pour admirer la magnificence de ces fleurs "couleur pourpre"...


Et accueillir l'automne avec la beauté étonnante de ces Allium appelés également "Ail étoile de Perse".


Très originales, en boule pour qu'on puisse mieux voir ses fleurs "en forme d'étoile" qui pourraient faire penser à du dahlia Honka, ces fleurs nous viennent d'Asie centrale.


Quand la nature devient audacieuse, tout devient spectaculaire et le regard ne peut qu'être attiré par la couleur, la forme de fleurs. Reine de l'été, l'Agapanthe ne peut qu'éblouir, cela va de soi, elle appartient à la famille des liliacées [Lys, narcisse, tulipe etc...]. 
Connue aussi sous le nom de Lys de Nil, cette fleur de couleur "bleue" "violette" ou blanche" est tout simplement rayonnante à sa pleine floraison. Pas étonnant que les agapanthes fassent partie des fleurs sélectionnées par le peintre Monet pour son jardin d'eau... et sa peinture...


Une autre fleur, qui n'est pas aussi en reste par sa forme en clochettes, la Digitale est tout aussi étonnante : une multitude de fleurs sur une seule hampe. Fleur à double tranchant : elle est magnifique à regarder mais à la fois très toxique à la consommation courante et utilisée dans des médicaments en raison de ses bienfaits sur le cœur grâce à la digitaline.


Mainte fleur épanche à regret
son parfum doux comme un secret
dans les solitudes profondes











Publié par Ranjiva

Quelques traces







* Photos prises
au jardin de Monet en juin 2016



Lire la suite...»

16 septembre 2016

16 septembre 2016

Balade et légende au bord de la côte sauvage ... [Croisic]


La balade sur la côte sauvage, le long du littoral, sur l'ancien "sentier de douaniers" de Croisic est très agréable. De par son panorama exceptionnel déjà, mais aussi parce qu'elle nous offre l'Océan sur un plateau -escarpé-...


Cette balade iodée a fait dire à Balzac [1799-1850] lors de sa longue promenade sur cette côte que "la vie humaine a de bons moments".


Bordée par l'Océan Atlantique, un chemin qui surplombe criques, amas rocheux sculptés par la mer aux formes étranges, cette côte nous incitera à la rêverie. Ce n'est pas étonnant que l'auteur de la comédie humaine a palpé dans cette région de Bretagne "Quelque chose d'inexplicable, de grandiose jusque dans ses minuties qu'on ne peut définir que par le mot sacré"...


Des contes et légendes foisonnent en Bretagne, en juste adéquation de la variété des ses paysages. Dans ces récits se mélangent des créatures fantastiques, des fées comme Viviane qui vit en forêt de Brocéliande, des sirènes, créatures de la mer d'une prodigieuse beauté qu'on nomme aussi Marie-Morgane, des géants issus de la mythologie celtique, des rois légendaires tel le roi Arthur, des magiciens tel Merlin l'Enchanteur etc... Sans oublier les korrigans, des petits êtres légendaires, sorte de lutins ou des farfadets, gardiens de grottes.


Selon la légende, un paludier trouva une vieille femme en guenilles très affamée dans la rue et lui proposa de l'aide, de l'abri et de la nourriture. La vieille femme se transforma alors en une magnifique jeune femme et se présenta comme la reine des Korrigans. Pour remercier le paludier, elle lui dévoila l'emplacement de sa grotte ainsi que la formule magique pour y entrer et se servir de toutes les richesses qu'il pourrait y trouver, à la seule condition de quitter le lieu avant l'aube. Le paludier suivit ses instructions mais grisé par tant de richesses, il oublia la consigne et failli se laisser surprendre par le jour. N'ayant plus le temps de tout emporter, Il cacha en toute hâte son butin sous un rocher afin de le récupérer à la nuit tombée. Hélas quand il revint, le rocher ne bougeait plus. La magie n'était valable qu'une nuit...Face à son désespoir, la reine de Korrigans réapparut. Après l'avoir sermonné sur sa cupidité, elle lui offrit néanmoins un plat qui se remplissait de victuailles selon ses désirs. Le paludier reconnaissant ne dévoila jamais son secret...


Selon la légende toujours, cette grotte se trouvant sur la côte sauvage cacherait un passage secret qui mènerait jusqu'à la cité médiévale de Guérande. On dit aussi que les Korrigans se servent des mégalithes comme "tanière"


Toutes légendes, qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, se ressemblent un peu : celle de la reine de Korrigans nous fait penser à celle de Déméter (déesse de l'agriculture et des moissons) qui erra déguisée en vielle femme de ville en ville à la recherche de sa fille. Déméter enseigna aux hommes l'agriculture pour se nourrir, tout comme la reine des Korrigans qui offrit au paludier et à ses descendants des victuailles pour se nourrir...


Revenons à notre côte sauvage de Croisic, qui s'étend sur 7 km et qui a connu au 19 ème siècle l'engouement des peintres. Parmi eux, Eugène Boudin qui peignit "le port de Croisic" en 1897...


Qui n’a pas savouré dans les plaisirs ce moment de joie illimitée 
où l’âme semble s’être débarrassée des liens de la chair,
et se trouver comme rendue au monde d’où elle vient ?
Balzac [Drame au bord de la mer*]

*Nouvelle de Balzac parue en 1834 dont l'intrigue se déroulait à Croisic et Guérande











Publié par Ranjiva

Quelques traces


*Fin provisoire de la balade en Bretagne
Lire la suite...»

7 septembre 2016

7 septembre 2016

En balade, côté océan, de Piriac-sur-Mer vers Guérande ville d'Art et d'Histoire... [Loire-Atlantique]


Petite station balnéaire de caractère, avec son port de plaisance moderne, Piriac-sur-Mer est l'un des endroits de la presqu'île de Guérande qui vaut vraiment le détour...


Avec ses ruelles étroites, ses maisons aux volets bleus élégamment fleuries, typiques de la région, Piriac-sur-Mer incite à la flânerie...
Labellisée "petite cité de caractère", ce n'est pas étonnant qu'elle a séduit au 19 ème siècle des célèbres écrivains, tels que Flaubert [1821- 1880 ] Zola [ 1840-1902] Balzac [1799-1850] Chateaubriand etc..


Alphonse Daudet [1840-1897] dirait lors de son séjour en 1874 "qu'on ne peut vraiment rien trouver de plus délicieux, de plus retiré que ce petit village perdu au milieu des rochers, intéressant par son double côté marin et pastoral". 
Avec ses 11 km de côtes où rochers et plages de sables fins s'alternent, Piriac-sur-Mer étonne par son côté, certes touristique, mais restant néanmoins un petit village de caractère plein de charme...


A 5 km de Piriac-sur-Mer se trouve Turballe, une autre petite station balnéaire, qui constitue un point de départ vers les îles avoisinantes [Belle-île en mer etc..]


Turballe possède une longue plage de 5 km et doit aussi sa renommée à la pêche aux sardines et anchois...


Petit aparté : la Loire Atlantique, administrativement rattachée au Pays de la Loire, est bretonne géographiquement mais aussi historiquement ; Anne de Bretagne [1477-1516], duchesse de Bretagne, fut à l'origine de l'union de duché de Bretagne au royaume de France [1491] , elle naquit à Nantes qui faisait partie de la région de la Bretagne jusqu'en 1941. Tout comme dans le Périgord, où certains habitants ont du mal à l’appellation Dordogne , dans certaines villes de la Loire Atlantique c'est l’appellation "Bretagne" qui prime au lieu de Pays de La Loire...


Guérande -ville d'Art et d'Histoire- depuis 2004, se trouve à 11 km de Piriac-sur-Mer ; elle doit sa renommée à sa cité médiévale et ses marais salants. C'est l'une des rares villes françaises à avoir conservé dans l'état ses remparts du 14 ème siècle [1,300 km, six tours et quatre portes]


"Magnifique joyau de la féodalité, fièrement posé pour commander les relais de la mer et les dunes, une ville à part " dirait Balzac. Guérande au Moyen âge est la ville principale d'un domaine des ducs de Bretagne. Sa position stratégique au sommet d'un coteau lui a permis d'assurer la surveillance de l’Océan et la protection des marais salants.


Le nom de Guérande est indissociable du sel, car c'est grâce à cette denrée que la ville connut son âge d'or à la fin du Moyen âge. De ses origines bretonnes, elle a gardé le nom Gwenrann "le pays blanc" en référence aux marais salants...


Il semble que ce soit le ciel qui ait le dernier mot.
Mais il le prononce à voix si basse que nul ne l’entend jamais.
René Char [La parole en archipel]









Publié par Ranjiva

Quelques traces


* Photos prises en août 2016
Lire la suite...»

31 août 2016

31 août 2016

Hors du temps, entre Terre et Mer : les marais salants de Guérande...


Sur la presqu'île de Guérande, les marais salants couvrent près de 2000 hectares. Ils s'étendent sur 6 communes dont une grande partie se trouve dans la commune de Guérande en Loire-Atlantique.


Depuis des millénaires ces salines sont façonnées entièrement par la main de l'homme : le sel marin y est encore récolté à la main.


Paysage unique où  le paludier -l'homme des marais salants- exploite chaque œillet [bassin] d'une façon artisanale. L'hiver est consacré à l'entretien des bassins, le printemps au nettoyage des salines et l'été à la récolte. Le travail se fait avec les mêmes techniques manuelles ancestrales : un véritable art de vivre en osmose avec la Nature...


Lors des marées, le paludier ou la paludière recueille dans ses premiers bassins, l'eau de mer au moyen des trappes. L'eau parcourt différents bassins de moins en moins profonds et sous l'action du soleil et du vent, l'eau de mer atteint dans l’œillet  une concentration en sel provoquant la cristallisation.


A la suite de trois étapes -l'évaporation, la concentration et la cristallisation-  la Mer nous offre ses cristaux de sel.


Le sel se cristallise  naturellement. Il se décline alors en trois produits le gros sel [gris], le sel non raffiné mais juste broyé et la fleur de sel très prisée. Cette dernière constitue la fine pellicule blanche très légère qui se forme à la surface, qu'il faut cueillir délicatement et rapidement.


Cette production millénaire a failli disparaître au 20 ème siècle, les débouchés techniques ayant failli supplanter la production artisanale. Mais grâce à l’œuvre des quelques paludiers soucieux de sauvegarder l'authenticité, ce patrimoine régional fut sauvegardé dans les années 1970. Et cette reprise fut récompensée, par l'obtention de "label rouge" ainsi que son classement au "site remarquable du patrimoine mondial "depuis 1996.


A la fin de l'été, les marais se colorent d'une nouvelle teinte rosée que l'on doit à la salicorne, une plante halophile -plante qui supporte la présence de sel-. Autrefois redoutée par les paludiers, elle est devenue un complément de ressources, étant entrée depuis quelques années dans la consommation courante, son goût d'algue salé est fort apprécié . Ses jeunes pousses sont dorénavant cueillies au printemps.


Le sel a su dès l'antiquité semer son grain. On le retrouve non seulement dans les expressions courantes -le mot salaire y dérive- mais aussi dans des diverses légendes... Dans la la mythologie grecque,  Homère lui confère un statut de divin : Néréé, père des néréides dont entre autres de Thétis et Amphitrite a donné comme cadeau de noces du sel marin à Pélée, le père d'Achille. 
Etant vital pour l'homme et servant depuis toujours comme élément conservateur des aliments, dans toutes civilisations, le sel fut sacré.

Ce que tu as reçu de tes ancêtres, acquiers-le, pour le posséder
Goethe







Publié par Ranjiva

Quelques traces


Suite la Bretagne : Sur les traces de peintres  
Lire la suite...»

29 juillet 2016

29 juillet 2016

En quelques vers... retour sur le canal des Pangalanes [Madagascar]...


Juste quelques photos pour se souvenir et quelques vers pour retenir....


Miroir aquatique, le canal des Pangalanes est de toute beauté. Il s'étire le long de la côte Est de Madagascar sur 665 km, tantôt sous forme de lac, tantôt en un canal étroit. Ce canal est l'un des charmes indéniables de la côte Est de Madagascar


Eternelles Ondines
Divisez l'eau fine
Venus, sœur de l'Azur
Emeus le flot pur
Arthur Rimbaud [Comédie de la soif]


Reconnais ce tour
Si gai, si facile
Ce n'est qu'Onde, Flore
Et c'est ta famille
Arthur Rimbaud [Age d'or]


Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire
Le monde vibrera comme une immense lyre
Arthur Rimbaud [Soleil et Chair]


Vis ! et laisse au feu

L’obscure infortune...
[Age d'Or - Illuminations]


Arrivée de toujours, qui t'en iras partout...
Rimbaud [ A une raison]




Pause estivale...
A bientôt...










Publié par Ranjiva

Quelques traces



Lire la suite...»

26 juillet 2016

26 juillet 2016

Au cœur du Berry, balade florale et mythologique [des Lys]...


"Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs" disait Montaigne, philosophe humaniste. Des écrivains, des poètes, des peintres ont suivi ce précepte floral...


Quelle joie d'admirer ces lys dans le jardin de Nohant [dans Le Berry] de George Sand. Outre l'écriture, la romancière George Sand [1804-1876] était passionnée par la vie végétale: les fleurs jouent un rôle capital dans ses œuvres. Pour la romancière, "le Lys, la rose blanche sont des fleurs pures"


"Je me livre au jardinage avec furie, par tous les temps, cinq heures par jour, avec Nini à côté de moi, piochant et brouettant aussi. Cela m'abrutit beaucoup, et la preuve c'est que, tout en bêchant et ratissant, je me mets à faire des vers". George Sand


Ce qui est passionnant dans le Lys, au delà de sa beauté époustouflante, c'est son passé antique, son mythe chez les Egyptiens, Perses, Grecs, Crétois etc.. Dans le palais de Knossos à Héraklion [Crête], il y a notamment une fresque avec un champs de Lys.


Dans la mythologie grecque, cette magnifique fleur est associée à la déesse Héra, épouse de Zeus. Déesse du mariage et de la famille, protectrice des femmes, elle protégeait les épouses légitimes et leurs descendants. Déesse Incarnant la fidélité, sa jalousie reste légendaire. Le jour de son mariage avec Zeus, elle reçut en cadeau de noces de Gaïa [déesse de la terre] des pommes d'or. Ces pommes lui plurent tant qu'elle les fit planter dans les jardins des Hespérides [jardins se situant à l'extrême Occident gardé par un monstre immortel à cent têtes et trois nymphes des Hespérides] qui refermèrent la fameuse pomme de la discorde, qui a engendré toute la Guerre de Troie. Héra a aussi élevé la déesse Thétis, filiation qui fit pencher cette dernière du côté des Achéens durant cette fameuse Guerre de Troie. Ce n'est par contre pas le cas d'Arès, autre fils d'Héra, qui se rangea plutôt du côté des Troyens, adversaires des Achéens. Dans cette guerre, Héra soutenait particulièrement Achille le fils bien-aimé de Thétis.


Plusieurs régions de Grèce, dont Knossos revendiquaient le lieu de naissance d'Héra


J'aime fort les jardins qui sentent le sauvage,
J'aime le flot de l'eau qui gazouille au rivage.

Domaine de George Sand [Nohant-Vic dans l'Indre, en région Centre -Val de Loire (Sud du Berry)]


















Publié par Ranjiva

Quelques traces

*Photos prises dans le jardin du domaine de George Sand [Le 20 juillet 2016]
Lire la suite...»