26 avril 2017

26 avril 2017

La cascade enchantée dans un jardin extraordinaire [Le parc de Bagatelle] [Paris]


Quand on se balade dans le parc de Bagatelle, on est surtout charmé  par le bassin des nymphéas et sa cascade, surtout si l'on se trouve à l'intérieur de la grotte dissimulée derrière une végétation luxuriante et sauvage


Cette sensation de se retrouver nulle part ailleurs, juste subjuguée par la chute de l'eau et son doux murmure apporte une sérénité totale.


A la sortie de la grotte, après avoir sauté de pierres en pierres pour passer sur l'autre rive, un chemin étroit permet de se promener autour de la pièce d'eau...


Ce bassin fut aménagé par Jean-Claude Nicolas Forestier architecte paysagiste français [1861-1930], qui s'inspira du peintre Claude Monet et de son bassin de nymphéas...


C'est un lieu romantique par excellence. Les nymphéas et les lotus n'étaient pas encore au rendez-vous, par contre les canards y pataugent gaiement...


Ce parc fait partie de quatre jardins botaniques de Paris avec le Parc floral, les Serres d'Auteuil et l'école de Breuil [Bois de Vincennes]. Il se trouve dans le 16 ème arrondissement de Paris au cœur du bois de Boulogne, à 5 km des jardins Albert kahn [Boulogne-Billancourt].


Ce parc regroupe des petits jardins, aux fleurs rangées par espèces, nous 'incitant', comme au jardin de Monet à Giverny ou au jardin d'Albert Kahn, de revenir chaque saison pour admirer la floraison de chaque espèce... En juin par exemple, c'est le mois des roses au parc : un concours international y a lieu depuis 1907.


Ce parc mérite vraiment le détour, avec ses grottes, ses rochers, ses petits ponts, ses miroirs d'eau, la diversité des fleurs, sa roseraie, les arbres gigantesques, ses pagodes, etc... Sans oublier les volatiles qui se baladent tranquillement dans le parc : un jardin extraordinaire où on rencontre des paons par ci- par là... et des paons pas effarouchés du tout, qui vous toise "les yeux dans les yeux".


Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge
En plein vol, cachant son histoire et son cœur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose ; on dirait qu'elle est comme comme les autres...
Les amis inconnus Jules Supervielle









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13 avril 2017

13 avril 2017

Le ciel bleu, un oiseau et un poème -Plutôt le vol de l'oiseau- [Fernando Pessoa]


Sous un ciel bleu breton, pour se souvenir... quelques photos et un poème de Fernando Pessoa, un grand poète portugais du 20ème siècle...


Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace,
que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol.


L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il en doit être.


L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien,
montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus.


Le souvenir est une trahison envers la Nature...


parce que la Nature d’hier n’est pas la Nature.
Ce qui fut n’est rien, et se souvenir c’est ne pas voir.


Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !
Fernando Pessoa – Plutôt le vol de l’oiseau







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3 avril 2017

3 avril 2017

Des voiles de légende - Retour au port [La Baule -Le Pouliguen] [Loire-Atlantique]


Il y a des livres qui interpellent et qui vous rappellent d'agréables moments : tel ce jour-là à La Baule-Le Pouliguen, sur les quais du port... Et ce livre d'Olivier de Kersauson -Promenades en bord de mer et étonnements heureux-, ne peut que faire retourner au bord de la Mer...


Sur les quais du port de la Baule-Le Pouliguen, durant quelques jours, au début du mois d’août, on assiste à un magnifique spectacle, un ballet de voiliers anciens mythiques...


Le clou ce ce spectacle, c'est le retour au port le soir de chaque bateau historique... Par haut-parleur, un commentateur nous relate l'histoire du bateau, son origine, sa conception, son équipage mais aussi son palmarès etc..


Cette course qui se déroule le long de la côte de la Baule et les côtes sauvages de Croisic "pour le Trophée Gavottes" [Sortie le matin et retour prévu vers 17h30mn] existe depuis 2002.


Des bateaux centenaires étaient présents lors de cette course. Pour en faire partie, les voiliers devaient être construits avant 1968.


Parmi les plus emblématiques des bateaux ce jour-là, il y avait le fameux voilier d'Eric Tabarly [1931-1998] Pen Duick V que tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom.


Un très beau spectacle qui ne dure que quelques jours à la Baule, station balnéaire surtout connue pour sa magnifique baie et sa plage de sable fin à perte de vue, son casino et ses jolies villas le long de la mer.


Revenons au livre d'Olivier de Kersauson, navigateur et écrivain, coéquipier de Tabarly pendant une dizaine d'années ; livre intime et poétique qui relate ses étonnements heureux; il évoque non seulement la mer, les bateaux, les îles lointaines, la Polynésie, où l'auteur vit durant 8 mois, mais aussi tous les émerveillements qui nous entourent : un livre enchanteur...

J'aime la campagne lorsque la tache océane est au bout.
C'était la vraie promenade champêtre, j'étais vraiment content quand tout à coup j'entends le coucou, 
la nature me passionne"...
Olivier de Kersauson [Promenades en bord de la mer et étonnements heureux]


Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde
La musique de la mer me suffit, c'est de l’éternité dans l'oreille.
Olivier de Kersauson [Promenades en bord de la mer et étonnements heureux]


Le fait de percevoir ce qui m'entoure, lors de mes promenades en bord de mer, 
m'est une source infinie de joie.
Je suis preneur de toutes manifestations d'émerveillements.
Je suis apte à l'émerveillement. 
En quête, j'ai assez souvent des étonnements heureux...
Olivier de Kersauson - Promenades en bord de mer et étonnements heureux -








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20 mars 2017

20 mars 2017

Allégorie du Printemps : des cerisiers et un peintre [Botticelli]


L'arrivée du Printemps promet de beaux jours. Tout semble éblouissant, surtout si on a la chance d'assister à l'éclosion des bourgeons des cerisiers.


Et ce fut le cas ce jour-là au Brooklyn Botanic Garden à New-York .


La floraison des ces cerisiers d'une beauté saisissante est spectaculaire, l'allée des cerisiers fascine. 200 cerisiers donnés en cadeau par le gouvernement japonais après la première guerre mondiale fleurissent pendant quelques jours ; on ne sait plus où donner du regard devant une telle explosion de couleurs.


A l'apogée de la saison de la floraison de ces cerisiers, une fête [Festival] -le Sakura Matsuri- est organisée depuis 1981 dans ce magnifique jardin atypique


Le cerisier du japon [Sakura] ne donne pas de cerises mais de jolies fleurs roses qui éclosent chaque année au printemps [généralement en Avril]. Il est particulièrement vénéré des japonais car marque le renouveau du printemps, donnant ainsi l'occasion de festoyer. Cette floraison qui ne dure que quelques jours symbolise dans le bouddhisme l’impermanence des choses...


Et d'un coup, le tableau de Botticelli revient en mémoire devant tant de magnificence... Le printemps [1482], l'un des plus beaux tableaux de Sandro Botticelli est un hymne au printemps avec l'abondance des fleurs : des fleurs sortant même de la bouche de la nymphe Flore, la robe fleurie de Venus, le parterre de fleurs etc... Un tableau fleuri qui se situe dans le jardin des Hespérides.


Alessandro Filipepi, que l'on connaît sous le nom de Botticelli [1444-1510] peintre, dessinateur et graveur, incarne l'art florentin du 15ème siècle. Ses peintures étaient pratiquement ignorées jusqu'au début du 19 ème siècle ; elles acquièrent dans les années 1850 un véritable engouement qui va jusqu'à une véritable vénération.






"Des draperies légères adhèrent ou s'envolent des corps qui n'ont plus l'air de toucher le sol, tant ils dansent comme on vole. L'aube fait danser les trois grâces". 
Le rêve Botticelli [Chapitre 15 -La naissance du printemps-] Sophie Chauveau


Au printemps tout semble léger comme ces pétales de cerisiers et ces trois grâces de Botticelli qui semblent ne plus toucher terre ; elles dansent comme si elles allaient s'envoler...


L'esprit se meut, l'âme s'émeut ; l'esprit raisonne, l'âme résonne.
François Cheng









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3 mars 2017

3 mars 2017

En attendant le printemps... Des Héliconias éclatants [Fleurs tropicales]...


En attendant le printemps, juste quelques photos des ces Héliconias si éclatants, chers aux colibris...


En effet ces jolis petits oiseaux se nourrissent du nectar de ces magnifiques plantes tropicales aussi reconnaissables que la fleur de porcelaine avec sa fleur aplatie entourée de ses feuilles d'un beau vert foncé ressemblant à celles des bananiers et des oiseaux de paradis.


Leur nom Héliconia leur vient du mont Hélicon de la Grèce centrale, qui est selon la mythologie grecque le lieu de conseil des muses, aussi célèbre que le Mont Parnasse -surplombant la cité des Delphes- et si cher aux poètes tel que Baudelaire. Les muses avaient un temple sur le mont Hélicon et aussi sur le mont Parnasse. Le mont Hélicon se trouve en Boétie à 147 km d'Athènes et à 250 km des Météores...


Le Mont Hélicon -la divine montagne- dont parlait Hésiode est le lieu où résidaient les neuf Muses. Ces filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne [Déesse de la mémoire, fille d'Ouranos et de Gaïa] ont inspiré bien des artistes. Déesses des arts, elles avaient chacune leur spécificité : Clio -l'histoire-, Euterpe -la Musique-, Thalie -la Comédie- Melpomène - la tragédie- Terpsichore -la danse et les chœurs- Erato -Le chant-, Polymnie -La poésie sacrée- Uranie -L'astronomie- Calliope -l'éloquence et la poésie épique-. Calliope était ainsi la déesse la plus éminente, de surcroît la mère d'Orphée et des sirènes... D'après les mythes, Homère pour ces récits épiques et Hésiode pour sa théogonie furent inspirés tous deux par les Muses...


Ces divinités qui présidaient donc aux sciences, aux lettres, et aux arts étaient associées à Apollon qui est aussi Dieu des Arts, du chant, de la poésie et de la Musique. A Thespies, une cité près du mont Hélicon, on célébrait en leur honneur des fêtes appelés Musées...


Ces fleurs tropicales ont aussi comme nom le balisier aux Caraïbes. On utilise leurs feuilles comme les feuilles de Lotus en guise de papillote pour cuire les aliments...


Parfois il est distrait, ses Muses sont absentes ;
Puis, tout à coup, il dit des choses ravissantes !
[Roxane]
Edmond Rostand [Cyrano de Bergerac]










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*Photos prises en Martinique
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10 février 2017

10 février 2017

Balade et rêveries le long des berges de la Seine [île de la Jatte]


Une balade hivernale le long de la Seine sur l'île de la Jatte est toujours un moment plaisant, surtout quand le soleil est au rendez-vous avec l'eau...


L'eau entrevue à travers les feuillages incite à la rêverie... La vision de l'eau a souvent cette faculté de créer ce vide propice à cet état. C'est souvent une des raisons pour laquelle on aime tant se balader au bord de l'eau...


Lors de ses promenades, dans son ouvrage - les rêveries du promeneur solitaire- Jean-Jacques Rousseau [1712-1778]  évoque l'état dans lequel le plonge cette vison aquatique : "Le bruit des vagues et l'agitation de l'eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse". Rousseau se laisse envahir par le rêve et ne vit plus que le moment présent , Rêve et Nature se confondent...


La rêverie est un mode de pensée sans filtre, abandonnée à elle-même et qui nous laisse l'esprit libre d'aller où bon lui semble...


Et pour que cette rêverie aquatique s'interrompe, quelque chose d'insolite doit attitrer l'attention. Ce jour-là,  ce fut le spectacle insolite de ces oiseaux en groupe sur un arbre bien dépouillé : des cormorans, des étourneaux sansonnets ...


L'étourneau sansonnet se rencontre dans des milieux très variés, y compris dans les lieux urbanisés. Ses chants et ses cris sont très variés car c'est un excellent imitateur, non seulement des oiseaux mais aussi d'autres sons plus insolites tels que les sonneries de téléphone ...







A l'attrait d'une rêverie abstraite et monotone, je joins des images charmantes qui la vivifient.
Leurs objets échappaient souvent à mes sens dans mes extases et maintenant plus ma rêverie est profonde plus elle me le peint vivement.
Jean-Jacques Rousseau [5 ème promenade - Les rêveries du promeneur solitaire-]


C'est près de l'eau et de ses fleurs que j'ai le mieux compris 
que la rêverie est un univers en émanation,
un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur
Bachelard [L'eau et les rêves]













Publié par Ranjiva

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