3 juin 2014

3 juin 2014

La belle Kerkyra -Corfou- et ses rivages mythiques


Corfou, l'île aux multiples facettes séduit par son paysage terrestre verdoyant, ses magnifiques côtes maritimes, la couleur "bleu marine" de la mer et enfin par ses mythes et légendes.


Elle est recouverte d'un épais tapis de fleurs sauvages parsemé de cyprès, d'oliviers, d'orangers, de pins : un véritable écrin de vert...


L'île a su englober à elle toute seule plusieurs mythes et légendes. Homère poète grec, au 8ème siècle avant notre ère, la mentionne déjà sous le nom de Scheria et il relate ainsi dans l'Odyssée que son héros Ulysse a fait naufrage sur l'île de Corfou, après sa captivité chez la nymphe Calypso.


Selon une autre légende, Corfou est aussi l'ile des Phéaciens, peuples mythiques navigateurs d'une grande prospérité selon Homère toujours. Et Poséidon, de nouveau, tient un grand rôle pour l'île de Corfou, tout comme pour l'île de Paxos, car non seulement, les Phéaciens sont ses descendants (Alcinoos, roi des Phéaciens, étant son petit-fils) mais de plus, l'origine de l'appellation grecque de Corfou : Kerkyra était aussi liée au dieu marin qui s'étant épris de la belle Korkyra (fille du fleuve Asopos) l'aurait enlevée et emmenée sur l'île.


Poséidon était l'un des dieux les plus importants dans la mythologie grecque, comme on peut aisément le comprendre de par la position géographique du territoire grec : le développement économique dépendait directement de l’élément liquide, la Grèce lorgnant vers trois horizons marines -à l'ouest la mer ionienne, à l'est la mer Egée et au sud la mer Méditerranéenne-.

Kassiopi
Et au delà de ses mythes et légendes, l'île a un charme fou et  mérite bien son surnom de l'île d’émeraude par les couleurs de la mer, ses magnifiques plages et ses criques isolées. L'île fut fondée par des exilés originaires de Corinthe vers 734 avant notre ère. Elle fut rattachée à la Grèce en 1864. Pendant son occupation byzantine, l'île a pris le nom de Corcyre, puis Coryfo pour devenir enfin Corfou.  Mais les grecs préfèreront l'appeler sous son nom antique : Kerkyra.


Suivre leur vol, suivre leur nage,
jusqu’à devenir Rien.
Rien que le bleu d’où un jour
A surgi l’ardente métamorphose
François Cheng





Publié par Ranjiva

Quelques traces