11 novembre 2011

11 novembre 2011

Les jardins dans l’antiquité : îlots de sérénité


A Vravrona à l'Est d'Athènes (environ 35km)

Dans l’antiquité grecque, le jardin était signe de sérénité.
Cette nature domestiquée par l’homme a toujours été un lieu propice aux échanges, aux réflexions et à la méditation.
Les décors du Lycée de Platon, philosophe grec (427-347 avant notre ère), étaient à l’origine des jardins, devenus par la suite des écoles de philosophie.



Epicure (342-270 avant notre ère) avait fondé une école de philosophie à Athènes en 306 avant notre ère. Cette école se trouvait dans le jardin attenant à sa maison d’où son surnom "le philosophe du jardin".
Epicure a été ainsi le premier philosophe à créer un jardin de ville. Cette extension de sa maison, un petit îlot de sérénité lui servait de lieu pour discuter, enseigner et méditer.Dans ses préceptes, un épicurien n’attend rien, c’est un homme libre qui se réfère à lui-même.


Ce goût des philosophes grecs pour les jardins prenait racine dans la mythologie. Le culte de Déméter, déesse protectrice de la végétation était alors très répandu. Cette divinité était aussi celle de la fertilité, de la moisson, de l’agriculture, ainsi que de toutes fleurs et de toute vie végétale.
Elle fait partie de douze dieux de l’Olympe. Elle était vénérée partout, dans toute la Grèce antique, et tout particulièrement dans la région d’Athènes.



La mythologie grecque prolifère en jardins mythiques et idéaux, entre autres, les jardins des Hespérides où des pommiers offraient en abondance de fruits d'or, les jardins de Calypso qui étaient une demeure divine, les roseraies du roi Midas etc…



La place importante accordée aux jardins émane de l’art des jardins orientaux. Leur origine datait vers 3000 ans avant notre ère en Mésopotamie. Les gens du désert pour se protéger des vents brûlants s’étaient entourés d’un verger entouré de mur et au milieu de cette végétation luxuriante, ils étaient à l’abri des chaleurs de la journée.



Certes, le jardin est une imitation de la Nature pour certains et une mise en scène pour d’autres mais il permet à l’homme d’entretenir une relation étroite avec Elle. Il n’est jamais achevé, c’est une relation perpétuelle de l’homme avec un lieu éphémère où le temps semble suspendu.
Le jardin est une invitation soit à la réflexion comme du temps de Platon, Epicure... ou soit un appel à la rêverie, à la flânerie ou tout simplement permet d’être dans un état contemplatif.


Dans le subconscient des anciens naquirent des mythes, on ne pouvait croire que les plantes et le fleurs ne furent autre chose que l’apparence que les dieux voulaient bien nous montrer. Jean de la Boschère.


* Suite Mythologies et légendes


* Suite Jardin à San Francisco


Publié par Ranjiva
Quelques traces